C’est l’une des arlésiennes les plus surveillées du cinéma de genre mondial. Dix ans après avoir traumatisé la Croisette et les salles obscures avec le chef-d’œuvre The Wailing (2016), le réalisateur sud-coréen Na Hong-jin prépare enfin son grand retour.
Le distributeur Plus M Entertainment a confirmé que son nouveau projet titanesque, intitulé Hope, prendra l’affiche à l’international à l’été 2026.
La fin d’une longue attente

Pour les cinéphiles, Na Hong-jin n’est pas n’importe quel réalisateur. Avec seulement trois longs-métrages à son actif en quinze ans,The Chaser (2008), The Yellow Sea (2010) et The Wailing (2016), il s’est imposé comme un orfèvre de la tension et de la violence viscérale. Son absence prolongée a créé un vide que Hope promet de combler avec une ambition démesurée.
Là où The Wailing explorait l’horreur folklorique et le surnaturel, Hope semble marquer un virage vers le thriller de science-fiction et le film de survie, tout en conservant l’atmosphère oppressante propre au cinéaste.
Un mystère au port de Hopu
Le synopsis, bien que gardé mystérieux, évoque un huis clos à ciel ouvert propice à l’angoisse. L’histoire se déroule dans une ville portuaire isolée nommée Hopu.
« Après une découverte mystérieuse faite à la périphérie de ce port reculé, les résidents se retrouvent soudainement engagés dans un combat désespéré pour leur survie face à une chose qu’ils n’ont jamais rencontrée auparavant. »
Selon les premières informations, ce projet serait si dense qu’il a été conçu comme le premier volet d’une trilogie potentielle, soulignant l’ampleur de l’univers créé par Na Hong-jin.
Une collision entre Hollywood et la Corée
L’aspect le plus analytiquement fascinant de Hope réside dans sa distribution. Pour la première fois, le réalisateur ne se contente pas d’un casting local, mais orchestre une rencontre au sommet entre stars internationales et icônes coréennes.
Le film met en vedette le couple (à la ville comme à l’écran) formé par Michael Fassbender (Alien: Covenant, The Killer) et Alicia Vikander (Ex Machina). Une présence occidentale qui suggère que la menace, ou l’intrigue, dépasse les frontières de la Corée.
Ils seront épaulés par la sensation Taylor Russell, devenue une icône du genre depuis sa performance cannibale dans Bones and All, ainsi que par Jung Ho-yeon, la révélation mondiale de la série Squid Game. Les acteurs vétérans Hwang Jung-min (le chaman inoubliable de The Wailing) et Zo In-sung complètent cette distribution hétéroclite.
Une excellence technique garantie
Si le scénario reste énigmatique, la qualité visuelle est d’ores et déjà assurée. Na Hong-jin a refait équipe avec le directeur de la photographie Hong Kyung-pyo. Ce nom est une légende dans le milieu, ayant signé l’image de Parasite, Burning et, bien sûr, The Wailing. On peut donc s’attendre à une photographie qui sublime la crasse, la pluie et la noirceur, éléments signatures du réalisateur.
Avec Hope, Na Hong-jin semble vouloir fusionner le thriller coréen impitoyable avec le film de monstre (ou d’entité) à grande échelle.
Rendez-vous à l’été 2026 pour voir si le maître a conservé sa mainmise sur nos cauchemars.




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