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[Critique] « How to make a Killing » : un film qui pourra faire un malheur?

How to Make a Killing, le nouveau thriller de comédie noire distribué par A24, est sorti en salle le 20 février. Le film est écrit et réalisé par John Patton Ford. Glen Powell y incarne le personnage principal et agit également comme producteur exécutif. La star partage l’écran avec Margaret Qualley, Jessica Henwick, Bill Camp, Zach Woods, Topher Grace et Ed Harris.

Le film est librement inspiré du classique britannique Kind Hearts and Coronets, réalisé par Robert Hamer et coécrit avec John Dighton, considéré comme l’un des grands monuments du cinéma britannique.

Glen Powell incarne Becket Redfellow, le seul membre non milliardaire de sa famille. Renié dès sa naissance par son grand-père, il est le fils de Mary, une jeune héritière Redfellow, et d’un musicien sans envergure. Mary est mise à l’écart lorsqu’elle refuse l’avortement imposé par son père, préférant élever son enfant seule dans un quartier défavorisé du New Jersey.

Devenu adulte, Becket travaille désormais dans une boutique de vêtements pour hommes et espère un jour obtenir une part de l’héritage familial, une ambition qu’il confie à son amie et amour d’enfance, Julia. Mais sept autres cousins Redfellow le précèdent dans l’ordre de succession. Il décide donc de les éliminer.
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Dès que le nom d’A24 apparaît à l’écran, on s’attend à une œuvre dotée d’originalité, et celle-ci ne fait pas exception. L’inspiration britannique se fait sentir malgré une intrigue ancrée entre le New Jersey et New York. Le rythme est parfois lent, mais le scénario demeure suffisamment captivant pour éviter toute forme d’ennui au niveau du script.

D’entrée de jeu, l’histoire est racontée par Becket (incarné par Glen Powell), incarcéré dans le couloir de la mort. Le ton est donné, et les amateurs de rebondissements seront servis. Chaque meurtre est bien orchestré, parfois franchement créatif, mais certains finissent par paraître répétitifs. Les assassinats s’enchaînent sans que de véritables liens se tissent entre les personnages. Becket fait un carnage et semble s’attacher à certaines victimes, mais cette dimension émotionnelle ne se ressent jamais vraiment.

Si Kind Hearts and Coronets est devenu un classique du cinéma criminel satirique, on ne peut malheureusement pas prédire le même destin pour How to Make a Killing. C’est d’autant plus frustrant que tous les éléments semblent réunis pour livrer un grand film : style, ton, idées, mise en scène… Mais, au final, on quitte la salle simplement diverti, sans réelle claque ni impression durable.

Bref, How to Make a Killing reste un bon divertissement, capable de surprendre comme de décevoir selon vos attentes. Un film agréable, certes, mais qui nous amène dangereusement près de l’indifférence à certains moments. Heureusement, ce n’est pas le cas pour l’ensemble de l’œuvre. C’est un film court et plaisant qui pourra, pour certains, faire un malheur.

How to Make a Killing | Official Trailer HD | A24
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Pour les fans...
Kind Hearts and Coronets (Noblesse oblige, 1949) : Pour découvrir le monument du cinéma britannique dont le film s'inspire directement.
Saltburn (2023) : Pour le côté « outsider » prêt à tout pour infiltrer une famille ultra-riche et les éliminer un à un avec style.
American Psycho (2000) : Pour le portrait d'un homme séduisant et bien habillé qui cache une absence totale d'empathie derrière une façade de perfection.
3
Note Horreur Québec

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