Horreur Québec tourne présentement au ralenti. De retour à pleine vapeur le 15 mai!
Fj9A cAaUAElkzN

[Critique] 65: l’art de gâcher un concept intéressant

La faible quantité de films de science-fiction mettant en vedette des dinosaures reste l’un des grands mystères d’Hollywood — à l’exception bien sûr de la célèbre franchise Jurassic Park de Steven Spielberg. En effet, les productions de cette catégorie nécessitent un budget important, ce qui les exposent à un risque d’échec plus élevé. C’est le cas du nouveau film de science-fiction 65, avec Adam Driver en tête d’affiche, dont la production a coûté plus de 90 millions de dollars. Le film a immédiatement capté la curiosité de nombreux fans grâce à son concept haut de gamme et à la présence de l’acteur talentueux. Les scénaristes de A Quiet Place, Scott Beck et Bryan Woods, avaient la lourde tâche de réaliser ce film à saveur préhistorique et malheureusement, c’est un échec total pour le duo.

Après un écrasement catastrophique sur une planète inconnue, le pilote Mills (Adam Driver) réalise rapidement qu'il est en réalité transporté sur Terre — il y a 65 millions d'années. Mills doit parcourir un terrain inconnu, infesté de créatures préhistoriques dangereuses, accompagné d'une autre survivante, Koa. Seront-ils capables de retourner chez eux?
65 affiche film

Les attentes n’étaient pas trop élevées après le silence radio du studio quelques jours avant la sortie du film, mais il est tout de même surprenant de voir à quel point les créateurs en sont venus à ce bordel. 65 est très décevant à plusieurs niveaux: réalisation malavisée, absence totale d’ambiance et de tension, designs de dinosaures déficients, une terrible première moitié et une écriture incroyablement inefficace.

Adam Driver fait tout son possible pour sauver ce désastre alors qu’il tente de créer une chimie avec un personnage qui ne parle pas sa langue: une fillette survivante du crash qui l’accompagne tout au long de cette aventure endormante. Cette barrière de langue n’aide pas la cause du film.

Alors que 65 aurait dû se concentrer sur les dinosaures et le spectacle de science-fiction qui se trouvent à la base de l’idée, les scénaristes passent une grande majorité du temps à tenter de développer ces deux seuls personnages, sans succès. Le suspense et le divertissement sont ainsi complètement absents alors qu’on a droit à un premier acte dépourvu de sensations fortes. Il y a des limites à ne pas comprendre ce que le public veut voir et 65 les a franchies.

65 image film

Une fois que les choses se mettent en branle dans le second acte, on trouve quelques séquences intéressantes, mais sans plus. Difficile de ne pas penser à tout ce potentiel gaspillé. On a également droit à une finale sans queue ni tête, qui frôle la dérision. Le problème ici, c’est que le film se prend beaucoup trop au sérieux. Les grands paléontologues et fanatiques de dinosaures risquent de grincer des dents en voyant le traitement réservé aux reptiles géants. 65 est donc une étape à oublier dans le parcours de Scott Beck et Bryan Woods.

Note des lecteurs4 Notes
Points forts
Adam Driver fait son possible pour sauver ce désastre
Points faibles
Un concept complètement gâché
Le scénario est incompétent
Réalisation mauvaise
1.5
Note Horreur Québec

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.

Horreur Québec