[Critique] Confessional: vérité ou conséquence?

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1.5
Note Horreur Québec

Le plaisir d’un abonnement à Shudder vient en grande partie du fait de pouvoir y découvrir des petits films indépendants sur lesquels on ne serait pas tombé autrement. Confessional de Brad T. Gottfred entre dans cette catégorie. Cela dit, indépendant n’est pas toujours synonyme d’original. On a beau trouver sympathiques les projets à petits budgets reposants sur une idée de mise en scène particulière à la Blair Witch Project ou Buried, parfois la passion ne sauve pas le résultat.

Suite à la mort de deux étudiants d’un campus, sept personnes sont appelés par un mystérieux maître chanteur à participer à un exercice vidéo au cours duquel ils devront raconter, selon leur point de vue, les événements des dernières semaines. Assis devant un écran et entourés de dizaines de caméras, ils devront se confesser s’ils veulent garder leurs secrets…

Le film a de quoi intriguer à première vue. Le synopsis laissant présager une sorte de vision moderne du concept de l’hôte qui reçoit des individus mauvais pour les exposer, on peut s’attendre à un genre de film d’enquête style Clue à la sauce 2020. On sent que c’était probablement un peu le but du réalisateur et parfois ça marche, mais entre les intentions et le produit final, il y a la manière de raconter son histoire. Or, c’est sur ce point que le long-métrage pêche le plus.

La réalisation faisant le choix de ne jamais déroger de son gimmick de montrer uniquement ce qui se passe dans le confessionnal, le film de Gottfred a de gros défauts de rythme. Notamment dans tout ce qui touche au déroulement parallèle des intrigues des différents personnages, on se rend vite compte des limites du format. Certains personnages ne semblent présents que pour introduire un seul élément à l’histoire en début de parcours et passent le reste sur le pilote automatique. Ce sentiment de vide est d’ailleurs accentué par le fait que plusieurs des acteurs semblent recevoir des notes de jeux contradictoires de scènes en scènes et agissent de manière totalement incohérentes selon les besoins de la narration. C’est sans compter les personnages caricaturaux et risibles que sont Major et Noelle, portés par des acteurs qui cabotinent mal.

Pour terminer sur quelques notes positives, on remarque toutefois que les actrices Jess Gabor et Mia Xitlali offrent de solides performances et que le tout a au moins la décence de s’arrêter à la barre des 90 minutes. Bref, un film passable dont on n’entendra plus jamais parler après son retrait de Shudder.

 

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