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[Critique] «Horror Noire: A History of Black Horror»: pour qu’ils ne meurent plus les premiers
4.0Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (3 Votes)

«L’histoire des Noirs est véritablement une histoire d’horreur». Cette citation place, d’entrée de jeu, les enjeux de ce documentaire dont le visionnement s’impose à quiconque peut encore douter de l’importance qu’a pu avoir Get Out de Jordan Peele dans le petit milieu du cinéma d’épouvante. En effet, il en aura fallu des Blacula et des Noirs sacrifiés avant de pouvoir enfin avoir droit à un film honnête dans sa représentation de la communauté. En 2019, Horror Noire: A History of Black Horror arrive comme une tonne de brique.

Horror Noire affiche filmRéalisé par Xavier Burgin et basé sur les travaux de la chercheuse Robin R. Means Coleman, le documentaire prend le parti de tracer en moins de deux heures une rétrospective de la représentation de la population afro-américaine dans le cinéma de genre. Ponctué d’intervention d’acteurs du milieu allant de Tony Todd (Candyman) à Ken Foree (Dawn of the Dead), le film met le doigt sur plusieurs éléments problématiques au cours de l’histoire et montre habilement le chemin parcouru jusqu’à aujourd’hui.

Sur la forme, le tout reste très convenu, mais pour une première incursion dans la production de documentaire, le service de visionnement en ligne Shudder frappe dans le mille. Abordant des thématiques franchement d’actualité, Burgin arrive à conserver l’intérêt du spectateur et à faire passer son message. Si les choses ont bien évolué, il y a encore du chemin à parcourir. On espère que le visionnement de ce genre de production, ainsi que l’engouement qu’obtient des projets comme Us, continuera de montrer aux studios que le public sera au rendez-vous si on est sensible à ce genre d’enjeux.

Bref, à voir pour les fans d’horreur de tous les horizons. Autant les néophytes intéressés à l’histoire du cinéma de genre découvrirons ses origines à travers le prisme de la communauté afro-américaine, autant les connaisseurs apprécieront les interventions des monstres sacrés qui apportent leur point de vue. Si vous n’avez toujours pas un abonnement à Shudder, que ceci vous serve d’incitatif.

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