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[Critique] Marianne: l’enfer est au bord de la mer

Note des lecteurs3 Notes
3.5
Note Horreur Québec

Emma Larsimon est une auteure à succès qui a connu la gloire grâce à une série de romans opposant les personnages de Lizzie Larck et d’une puissante sorcière nommée Marianne. Lorsqu’elle décide de mettre fin à sa saga, de mystérieux événements commencent à se produire. Emma fait des cauchemars récurrents dans lesquels apparaît Marianne, puis est bientôt contactée par une amie d’enfance qui lui annonce que la sorcière existe bel et bien. Cette dernière sévirait dans la petite ville portuaire où elles ont grandi, Elden, et aurait pris possession de plusieurs membres de la communauté…

Les sorcières sont au goût du jour. Ce n’est donc pas surprenant que l’une d’entre-elles fasse l’objet d’une série Netflix, conçue en France par Samuel Bodin et Quoc Dang Tran. Avec une intrigue qui ne se situe pas trop loin d’un roman de Stephen King, Marianne parvient à développer ce ton coloré propre aux années 80 qui valorise l’excès et met de côté la propension à l’hyperréalisme si chère au public d’aujourd’hui.

svg%3ELe pilote démarre en force, avec plusieurs scènes d’horreur à glacer le sang. Le réalisateur emploie un vocabulaire d’épouvante qui rappelle The Conjuring de James Wan, mais contrairement à d’autres le fait avec créativité. Il capitalise sur ses lieux de tournage et sa direction photo pour installer une sublime ambiance gothique. La présence de Marianne, écrasante, se fait vite sentir dans chaque scène. Ses apparitions sont suffisamment variées pour que les moments d’épouvante conservent leur efficacité durant 8 épisodes.

Le jeu des comédien.ne.s et certains effets de montage s’avèrent assez éclatés, mais on se prend au jeu tant le ton est cohérent et assumé. Dans le rôle de l’incarnation de Marianne qui reçoit le plus de temps d’écran, Mireille Herbstmeyer est d’une efficacité foudroyante.

Au fil des épisodes, on creuse dans le passé d’Emma (et de la sorcière). Dans sa volonté d’explorer des personnages qui ont choisi de fuir leur passé, la série s’impose comme une alternative plus réussie à It: Chapter 2. La comédienne Victoire Du Bois rend très bien un personnage confus et autodestructeur, mais on se demande parfois si 8 épisodes étaient absolument nécessaires pour mener ce récit à sa conclusion. Le rythme est cahoteux par moments et il y a quelques répétitions.

Marianne demeure malgré tout une série très immersive, une réussite pour Netflix alors que le service de streaming entre en mode Halloween. Ne vous surprenez pas si vous la visionnez d’un trait!

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