[Critique] May the Devil Take You Too: le Diable frappe plus fort

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3
Note Horreur Québec

Deux ans après avoir triomphé sur un démon invoqué par son père, Alfie tente de retrouver une vie normale en compagnie de sa demi-sœur, Nara. Mais le cauchemar recommence lorsqu’elles sont kidnappées par un groupe d’orphelins désespérés, convaincus qu’Alfie possède la force nécessaire pour conjurer la malédiction qui pèse sur eux depuis l’enfance, où ils ont assassinés le bourreau qui les maltraitait. C’est dans un vieil orphelinat en ruine qu’Alfie devra, une nouvelle fois, affronter une entité démoniaque qui semble étrangement liée à elle…

Après May the Devil Take You paru en 2018 via Netflix, le réalisateur Timo Tjahjanto (The Night Comes for Us) revient en force dans le monde des malédictions sataniques avec May the Devil Take You Too, cette fois en exclusivité via Shudder; une suite réussie quoique similaire à la démarche du premier film, où de jeunes adultes subissent les attaques d’un esprit vengeur, invoqué par leur ainé.

L’orphelinat de la Terreur

May the Devil Take You Too affiche filmMay the Devil Take You Too est de bien des façons un hymne à Evil Dead 2; on reprend le gabarit du film original dans une nouvelle forme, avec de nouveaux personnages (et démons), un rythme encore plus soutenu et des péripéties en cavalcades.

Si le reste du casting n’offre pas grand chose de plus que du sang neuf à éclabousser sur les murs, Alfie (Chelsea Islan) est superbe dans le rôle d’une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux et qui (comme Ash Williams) se découvre une grande combativité lorsqu’elle doit affronter le mal à nouveau.

Au-delà d’un scénario copieux et de l’utilisation, disons-le, un peu abusif d’effets spéciaux bas de gamme, le film reste néanmoins un divertissement complet, presque jouissif! D’une durée de 110 minutes où l’on aurait parfois dû couper les coins ronds, l’histoire ne manque malgré tout pas de souffle. Même si on dénombre quelque jump scares un peu prévisibles, l’œuvre ne s’appuie pas du tout sur ces derniers pour établir son ambiance, ou encore gagner l’attention du spectateur. On utilise ici, sans détour, les techniques de Raimi: des possédés qui hurlent, font des grimaces, des acrobaties et des rictus sordides pour horrifier la galerie. On a même recours à un petit carnet noir en cuir qui, une fois ouvert, regorge de pages tout droit sorties du Necronomicon.

May the Devil Take You Too est peut-être rempli de petites surprises qui vous sembleront familières, mais ne vous laissera assurément pas sur votre faim et vous fera finalement voir le Diable du bon œil.

May the Devil Take You Too arrive sur Shudder le 29 octobre.

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