[Critique] Scarecrows: propriété privée

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3
Note Horreur Québec

Quatre jeunes en vacances à la recherche d’un lagon caché pour aller se baigner commettent le méfait grave de traverser le champ de maïs d’un fermier psychopathe. Savourant d’abord cet oasis de rêve laissant libre cours à leurs corps en rut, le groupe sera lentement décimé par ce sadique qui fera d’eux des épouvantails.

Scarecrows fait son apparition en vidéo sur demande cette semaine via Black Fawn Distribution et les habitués de la boîte de distribution canadienne auront certainement envie de se risquer. Disons-le d’entrée de jeu, il s’agit d’un pur slasher old school. Rien de plus, rien de moins. La trame pourrait tenir sur une carte de souhaits de Dollarama. Il est très facile de reprocher au scénario squelettique son manque d’ambition. Les personnages sont stéréotypés et l’ensemble manque de surprises. Néanmoins, l’humour trash perceptible dans le premier segment fait souvent mouche et donne certaines couleurs aux généralités entourant ces adolescents.

Scarecrows affiche filmPourtant, ce petit long-métrage fauché assume tellement son statut de B-movie qu’il en devient extrêmement divertissant, si on aime ce sous-genre de l’horreur rendu célèbre dans les années 1980. En revanche, si vous en êtes moins friands, vous risquez de vous ennuyer. Scarecrows s’inscrit dans la lignée de cette pléiade de long-métrages qui ont succédé à Friday the 13th en exploitant les vacances en milieu naturel, arrosées par des assauts sanglants.

À la réalisation, Stu Stone (The Haunted House on Kirby Road, Jack of all Trades) est très conscient des limites engendrées par ses moyens, et sa connaissance des codes du film de genre lui permet de mettre en pratique ce que ses prédécesseurs ont risqué avant lui. Il en résulte un film rempli d’emprunts aux prototypes, mais qui a le mérite de bien utiliser cette figure du cinéma d’horreur qu’est l’épouvantail. Dans cette même tendance, ce champ de blés d’Inde enveloppe les personnages dans une ambiance des plus exquises.

Le micro-budget a toujours été l’une des caractéristiques du slasher et le cinéaste imite le style avec une certaine vigueur. Il réussit même à délivrer un film visuellement élégant, avec des comédiens acceptables, et proposant un certain travail au niveau de la bande sonore. Même s’ils ne sont pas assez nombreux, les trucages et les maquillages sont adéquats.

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