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[Critique] « Sleepwalker » : quand les ronflements font plus peur que le film

Après s’être illustrée dans la série Heroes et avoir marqué la franchise Scream sous les traits de l’iconique Kirby Reed, la simple présence d’Hayden Panettiere au générique d’un film de fantômes suffit à piquer la curiosité.

Mais Sleepwalker est-il à la hauteur des attentes?

Le récit suit une jeune mère endeuillée (Hayden Panettiere) par la perte de sa fillette dans un accident et dont le mari est plongé dans le coma. Elle commence soudainement à souffrir de crises de somnambulisme, durant lesquelles elle est assaillie de visions cauchemardesques.
Sleepwalker 1

En adaptant son propre court-métrage pour le grand écran, le réalisateur et scénariste Brandon Auman semble peiner à justifier le passage au long format. Le film souffre visiblement de remplissage, et ce, malgré sa courte durée. Bien sûr, la table est mise avec des thèmes forts qui tentent de nous faire croire à une histoire poignante, mais il n’en est rien.

Qu’il s’agisse du deuil, de la culpabilité ou de la violence conjugale, les enjeux ne sont qu’effleurés. Ils servent davantage de caution émotionnelle facile pour gagner l’auditoire que de véritables pistes de réflexion.

Même le traitement du somnambulisme laisse à désirer : les conséquences sont expédiées de manière arbitraire et les méthodes utilisées par l’héroïne pour distinguer le rêve de la réalité manquent cruellement de conviction. Cette enfilade décousue de scènes hallucinatoires ne génère que très peu de suspense et culmine sur une pirouette finale que l’on voit venir dès les premières minutes.

À la réalisation, Auman s’éparpille tout autant. Il se risque à des scènes psychologiques à la mise en scène hasardeuse et multiplie les effets-chocs (jump scares) bas de gamme qui n’effraient jamais. Les nombreuses séquences oniriques ne font qu’accentuer l’aspect « amateur » de l’ensemble, trahissant rapidement un manque de budget.

L’onirisme devient ici l’alibi du non-sens, une excuse qui semble bien arranger un cinéaste dépassé, ne tentant aucune innovation stylistique.

Sleepwalker 2

Il est navrant de voir Hayden Panettiere se démener autant pour un personnage aussi mal écrit, bien qu’elle parvienne à rester crédible dans son rôle de mère tourmentée.
Beverly D’Angelo, quant à elle, frôle le ridicule avec un rôle indigne de son talent.

En définitive, Sleepwalker s’impose comme la première fausse note de 2026.

Un conseil : fuyez-le si vous le pouvez.

Sleepwalker (2026) Official Trailer
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Pour les fans...
de siestes improvisées
de déjà-vu mal rapiécé
1.5
Note Horreur Québec

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