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[Critique] Spiral: un tourbillon sans saveur

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3
Note Horreur Québec

Après avoir été présenté sur Shudder aux États-Unis et dans plusieurs festivals LGBTQ+, c’est cette semaine, le 15 décembre, que nous pouvions enfin voir le thriller gay Spiral (à ne pas confondre avec Spiral: From the Book of Saw, prochain reboot de la franchise Saw, ou le thriller de 2007 d’Adam Green et Joel David Moore) en vidéo sur demande.

Réalisé par le canadien Kurtis David Harder (Summerland), le film se déroule au milieu des années 90 et nous présente un couple homosexuel interracial, Malik et Aaron, interprété par Jeffrey Bowyer-Chapman (American Horror Story: Apocalypse) et Ari Cohen (It). Après avoir quitté la ville pour emménager dans un petit village avec la fille d’Aaron, le couple fera connaissance avec le sympathique voisinage, mais Malik, un jeune écrivain, constatera rapidement que leurs nouveaux amis cachent quelque chose de sinistre.

svg%3ESigné par Colin Minihan (Grave Encounters) et John Poliquin, le scénario propose une prémisse intéressante à thématique gay. Par le biais du personnage principal, Malik, les scénaristes explorent les traumas et la paranoïa qui suivent un crime homophobe. Par contre, même si le personnage de l’écrivain semble bien développé et qu’on comprend ses motivations, il a tendance à prendre les pires décisions. Le jeu de Bowyer-Chapman est souvent forcé, en particulier pour les scènes où il doit interpréter la peur et la détresse. L’histoire souffre de quelques clichés et de certaines longueurs mais l’intrigue est assez intéressante pour nous garder captivé et offrir un bon dénouement dans le troisième acte.

Côté réalisation, Kurtis David Harder manque d’originalité et d’expérience. On sent que certains détails de l’histoire ont bien été pensés, que ce soit en nous présentant certains accessoires ou dans le comportement des personnages, mais au final la tension n’est pas au rendez-vous. Les mystérieux voisins rendent l’ambiance un peu plus glauque et cet aspect de l’histoire aurait pu être mieux exploré pour ainsi faire monter le niveau d’angoisse chez le téléspectateur. Le réalisateur nous présente quand même certains visuels effrayants, mais un peu comme le Get Out de Jordan Peele, l’horreur se retrouve surtout dans le contexte social et dans ce cas-ci, l’homophobie des années 80 et 90.

Enfin, il est très rafraichissant de voir un film d’horreur avec des personnages principaux LGBTQ+ et on espère qu’il s’en produira plus dans l’avenir. Spiral n’est peut-être pas le film de l’année, mais reste un bon petit suspense divertissant de seulement 87 minutes, qui réussit, malgré quelques défauts, à nous garder accrocher jusqu’à la fin.

Spiral - Official Trailer [HD] | A Shudder Original

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