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[Critique] « The Devil’s Music » : un film perdu et retrouvé qui rend hommage aux classiques de l’horreur

Il en aura fallu plus de dix ans afin de retrouver The Devil’s Music et le compléter. Et c’est au Requiem: Le marché de l’horreur en septembre dernier que le Québécois Jérôme Cloutier a pu enfin présenter son œuvre finale, en grande première. En 2012, une fois le tournage complété, un bris informatique a causé des dommages sur le disque dur contenant le matériel, rendant le film prisonnier pour toujours. Du moins, c’est ce que Jérôme croyait. Il a fallu une pandémie planétaire et beaucoup de temps libre afin de tester un logiciel de récupération de données pour ainsi sauver le film perdu.

Un groupe d'adolescents se rend dans un chalet pour faire la fête. Sur place, les jeunes trouvent un disque contenant la musique du diable, qui, selon la légende, aurait le pouvoir de ramener à la la vie le mythique tueur appelé Steve le mineur.
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The Devil’s Music est une première réalisation conçue il y a de nombreuses années avec les moyens du bord. Jérôme Cloutier a évolué et accumulé de nombreuses expériences depuis. À l’origine un projet avec Rémi Fréchette, c’est Jérôme qui a pris les rênes du métrage à l’époque à cause d’un conflit d’horaire. D’ailleurs, le duo, qui a travaillé sur ses premiers films ensemble à l’école secondaire, s’est récemment retrouvé pour un nouveau projet: la télésérie Tie Man qui sera diffusée chez Frissons TV en novembre.

En retrouvant son film, le réalisateur en a profité pour l’actualiser. Il a retravaillé le montage, tourné quelques nouveaux plans et amélioré certains effets spéciaux. Mais amélioré est un bien grand mot: il s’agit surtout d’effets gore en CGI, qui détonnent du reste du film. Certains effets sont plutôt originaux et saisissants. La colorisation a été refaite, ainsi que la bande-son, car l’originale était inutilisable. Le nouveau doublage, d’une qualité approximative, ajoute tout de même un petit effet grindhouse loin d’être désagréable.

The Devil’s Music fait partie de ces œuvres conçues avec plus d’amour que de compétences. Après tout, les gens ayant contribué au métrage étaient encore des amateurs à l’époque. Avec le tueur masqué et les gens possédés par des démons, on ne peut s’empêcher de penser à Friday the 13th, My Bloody Valentine, The Evil Dead ou même Demons.

Dans les slashers, particulièrement à petit budget, les personnages sont en général peu développés, ce qui n’est pas le cas dans The Devil’s Music. Le scénario contient énormément de dialogues, parfois plutôt vides, en plus de mettre en vedette des comédiens avec peu d’expérience. Le tout aurait gagné à être resserré pour laisser un peu plus de place à l’action, quitte à avoir un film moins long.

Cela dit, The Devil’s Music film reste sympathique. Outre ses défauts, la passion y est et le tout se regarde plutôt bien malgré ses défauts. Quand pourra-t-on le revoir? Pour l’instant rien de concret. The Devil’s Music sera projeté en mars au Horror Realm à Pittsburgh et cherche un distributeur.

Sinon, un autre film perdu de Jérôme a été retrouvé: Killer in the Woods, un film tourné en 2014, présentement en montage, et prévu pour une sortie durant le temps des Fêtes. Le cinéaste a également d’autres projets de longs-métrages en cours, dont The Demonizer, un film d’action horreur urbain de style années 80 dans la veine de The Terminator, mais avec des démons. On surveillera leur sortie!

Note des lecteurs2 Notes
Pour les fans...
de slashers
de morts-vivants
de films amateurs et québécois
3
Note Horreur Québec
Horreur Québec