[Critique] You Should Have Left: la maison des souvenirs

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Note Horreur Québec

Luttant entre ses cauchemars fréquents et une jalousie qu’il camoufle face à sa convoitée jeune compagne actrice, un riche banquier d’âge mûr part en vacances avec sa douce et leur fillette dans une maison moderne isolée du monde. Cette demeure somptueuse renferme plusieurs secrets que la famille découvrira à ses dépens.

You Should Have Left paraissait cette semaine sur les étagères virtuelles de la vidéo sur demande, à défaut de pouvoir bénéficier d’une sortie en salle telle que prévue. Les fans avaient toutes les raisons de l’attendre avec impatience puisqu’il s’agissait d’une nouvelle collaboration entre le réalisateur David Koepp et l’acteur Kevin Bacon (Friday the 13th), qui avaient travaillé ensemble il y a de ça une vingtaine d’années sur le désormais célèbre Stir of Echoes.

You should have left affiche filmLe scénario de ce nouveau long métrage démarre lentement, mais intelligemment. On y évoque assez bien cette crainte de la vieillesse, mais aussi le sentiment de culpabilité que ressent le héros face à son passé trouble, dont il est en quelque sorte un survivant.

On reconnaît bien le thème des visions cauchemardesques qui avaient déjà été abordées dans Stir of Echoes. Lorsque s’effilochent certaines tensions psychologiques pour plonger dans l’angoisse, les idées ambitieuses de l’intrigue commencent à manquer de saveur. On a donc l’impression que ce long détour à travers la psyché du protanogiste revient à la case départ, puisque l’ensemble devient ce film générique qu’on croyait avoir évité. Il faut bien admettre que pendant un moment, on y a cru. Après tout, Blumhouse nous a livré plusieurs trésors cachés récemment. Ce n’est, malheureusement, pas le cas cette fois. Dans ce même ordre d’idée, chaque revirement du scénario devient non seulement prévisible, mais aussi dérisoire. Dommage qu’on termine en queue de poisson un voyage si bien entamé.

La réalisation de Koepp reste soignée et tente du tirer profit au maximum de cette demeure, inquiétante et froide. Le cinéaste connait sa vedette et profite un maximum de ses talents. Certains passages réussissent à générer de l’angoisse, mais le tout se désamorce entièrement par cette grotesque conclusion.

Saluons, toutefois, le jeu très intense de Kevin Bacon qui joue son premier rôle étoffé depuis le trop méconnu The Woodsman. La crédibilité de l’acteur nous embarque dans ce périple. À ses côtés, Amanda Seyfried (Chloe, Jennifer’s Body) est également très solide.

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