[Critique] «Zombieland: Double Tap»: 10 ans plus tard

3.5
Note Horreur Québec

Comment en est-on arrivé à avoir une suite à Zombieland? Certes, le premier film était bon et avait eu un succès correct au box-office, mais ce n’était pas non plus un univers étendu qu’on avait besoin de revisiter. Bien entendu, le concept de prendre l’apocalypse de zombies avec un second degré et un côté méta était divertissant et bien trouvé à une époque où le genre se développait de plus en plus. Cela dit, l’histoire de Colombus, Tallahassee, Wichita et Little Rock était conclue à la fin du premier volet. Avait-on besoin d’une suite à Zombieland? Cela fait-il de Double Tap un mauvais film? Clairement, non.

Zombieland double tap affiche filmOn a jamais «besoin» d’une suite. Pas plus que l’on a «besoin» de n’importe quel film en fait. Chaque projet qui réussit à se faire financer et à rejoindre les salles obscures est un coup de dés et c’est sa réception qui jugera de sa pertinence. En ce sens, on peut choisir d’accueillir positivement un métrage même s’il est en retard de huit ans et qu’il provient d’une franchise un brin oubliable. Dans tous les cas, il est certain que les qualités de cette suite nous encouragent à penser de cette manière.

Le film, toujours réalisé par Ruben Fleischer (Zombieland, Venom), est loin d’être parfait, mais n’a clairement pas à pâlir devant son prédécesseur et n’a surtout pas à s’excuser d’exister. Quoiqu’on puisse en dire, les personnages du premier volet sont suffisamment attachants et leurs interprètes attachés à eux pour que ces retrouvailles soient appréciables dix ans plus tard.

Avec Woody Harrelson, Emma Stone et Jesse Eisenberg au casting, on est dans du triple A et les nouvelles couleurs qu’ils donnent à leurs personnages les rend encore plus mémorables. De ce point de vue, le fait d’avoir choisi de faire vieillir les personnages d’une décennie dans l’intrigue était bien vu. Les étrangers qui apprenaient jadis à se connaître sont maintenant devenus une famille et le résultat est rafraîchissant. De plus, l’univers de Zombieland, même s’il est probablement moins culte que semblent le penser ses créateurs, suinte la bonne humeur et l’humour. Le côté épisodique propice au sketch de la quête des protagonistes en fait une déclinaison unique du monde apocalyptique.

Bref, une bonne surprise que les a priori négatifs ne doivent pas ruiner. On ne peut pas reprocher à Zombieland: Double Tap d’être fait pour de mauvaises raisons quand on voit le coeur que l’équipe y a mis. On ne réinvente pas la roue, mais on la fait bien rouler.

P.S. Restez pour la scène mid-credit elle en vaut la peine et hantera vos suggestions YouTube dès la sortie Blu-Ray du film!

3.5
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