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[Entrevue] « Psycho Killer »: Georgina Campbell, cette nouvelle final girl qui aime avoir peur

Georgina Campbell est une actrice britannique, qu’on avait aperçue dans la quatrième saison de la série Black Mirror (l’épisode Hang the DJ), mais qu’on a réellement découverte en 2022 dans le très chouette film Barbarian, alors que, du haut de ses 30 ans, elle tenait la vedette du film de Zach Weapons Cregger. En plus de Bird Box : Barcelona (2023), vous avez pu la revoir dans Lovely, Dark and Deep (2023) et Influencers (2025), deux films présentés au Festival Fantasia.

À l’occasion de la sortie en salle de Psycho Killer (cliquez là pour lire notre critique), Horreur Québec a pu s’entretenir pendant une petite dizaine de minutes via Zoom avec l’actrice.

Elle y interprète le rôle principal, celui de Jane Archer, une agente de police qui décide de traquer elle-même un terrifiant tueur en série masqué afin de venger son mari, assassiné sous ses yeux.

Nous avons discuté du long métrage (tourné au printemps 2023 au Manitoba), de son scénariste Andrew Kevin Walker (Se7en, 8mm, Stir of Echoes, Sleepy Hollow…), du père policier de l’actrice et plus encore.

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Horreur Québec : Premièrement, te considères-tu comme une fan d’horreur?

Georgina Campbell : Oui, j’adore les films d’horreur! J’aime beaucoup en visionner et, évidemment, j’ai énormément de plaisir à jouer dans ce genre de productions! (rires)

HQ : Depuis quand es-tu « des nôtres »?

GC : Mmmm… En fait, je dirais… certains fans d’horreur sont à un tel niveau que je ne pense pas pouvoir dire que je le suis autant qu’eux. Mais j’ai toujours aimé le genre, depuis que je suis toute jeune. J’ai aussi toujours eu des problèmes de sommeil : j’avais des terreurs nocturnes, j’étais somnambule. Je crois que visionner des films d’horreur, c’est un peu comme écouter des balados de type « true crime » : c’est presque réconfortant.

HQ : Sécuritaire, en quelque sorte.

GC : Ouais, tu confrontes l’horreur tout en étant en contrôle, puisque tu es chez toi, en sécurité… J’ai commencé à regarder des films d’horreur à un très jeune âge, et je me souviens que ça irritait ma mère au plus haut point, car c’était la cause de mes terreurs nocturnes! (rires)

HQ : Te souviens-tu du tout premier film d’horreur que tu as vu?

GC : Ouf, c’est vraiment difficile de m’en souvenir… Je sais que j’étais définitivement effrayée par Blanche-Neige… à cause des arbres! (rires) Je me rappelle être allée voir le premier Paranormal Activity au cinéma ; je crois que c’était à l’âge où je commençais tout juste à pouvoir voir ce genre de films. Je me souviens avoir été soufflée, j’avais trouvé le film incroyable.

HQ : Qu’est-ce qui t’a accrochée en premier à la lecture du scénario? Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire ce film?

GC : Ce qui était intéressant, c’est que dans la version préliminaire que j’ai lue initialement, on était vraiment dans la tête du tueur, car l’histoire commençait avec lui. J’aime d’ailleurs énormément un film qui s’appelle Maniac

HQ : Moi aussi! (L’intervieweur pointe son t-shirt à l’effigie du film culte de 1980)

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GC : (rires) J’aimais donc beaucoup l’idée d’être plongée dans l’univers du tueur. Je me souviens que lors de ma première lecture, le personnage de Jane n’arrivait que plus tard dans le scénario, ce qui a changé par la suite, mais j’ai trouvé cela fascinant. À ce moment-là, j’ignorais pour quel rôle j’allais auditionner, je ne savais rien du tout. Lorsqu’on arrive enfin au personnage de Jane, j’ai été étonnée de passer du point de vue du tueur à celui de cette femme profondément affectée par ses crimes. Soudainement, le focus bascule sur elle et sur ce jeu du chat et de la souris qui s’installe entre les deux. J’ai trouvé ça vraiment excitant.

HQ : Connaissais-tu l’œuvre d’Andrew Kevin Walker avant de travailler sur ce film?

GC : Pas personnellement, mais je connaissais bien son travail. J’adore Se7en, je suis une grande fan de ce film. Évidemment, j’étais ravie à l’idée de travailler sur un de ses scripts. C’est une personne passionnante avec qui j’ai pu échanger. Ce n’est pas toujours possible de discuter avec le scénariste sur un tournage, mais j’ai demandé si je pouvais lui parler afin d’en apprendre davantage sur le scénario et sur la psychologie de Jane.

HQ : J’imagine que c’était via Zoom ou par téléphone, puisqu’il ne devait pas être présent sur le plateau?

GC : En fait, il est passé faire un tour quelques jours sur le tournage, mais nous avions pu nous parler avant. Même cette conversation initiale était intrigante : il voulait vraiment que je m’approprie le personnage. Il ne souhaitait pas trop s’étendre sur sa propre vision du passé de Jane. Il était très ouvert et m’a dit : « J’ai écrit le personnage, mais il t’appartient maintenant ; c’est à toi d’en faire ce que tu veux ».

HQ : C’est d’autant plus intéressant que tu as la chance d’avoir un père policier, si j’en crois mes recherches.

GC : Oui! C’est vrai! (rires)

HQ : En quoi cela a-t-il pu t’aider à construire ce rôle?

GC : C’est assez différent, en réalité. Comme les policiers britanniques ne portent pas d’armes à feu, j’ai dû m’entretenir avec un State Trooper américain et suivre une formation au maniement des armes. Ce qui est drôle, c’est que mon père adore regarder ce genre de films, mais il passe son temps à relever les incohérences : « Ça, ça n’arriverait jamais! Comment est-ce possible? ». Vous comprendrez que je ne le vois pas vraiment comme une source d’information technique, même s’il m’a raconté des tonnes d’histoires au fil des ans. Sa perspective est très terre-à-terre par rapport à une fiction créée pour le divertissement! (rires)


Psycho Killer | Official Trailer | Only In Theaters Feb 20

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