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[Fantasia 2018] La nuit a dévoré le monde: seul contre tous
6.5Note Finale
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Paris se fait malmener ces derniers temps. Après le nuage de Dans la brume, voilà que ce sont les zombies qui envahissent maintenant la capitale française. Adapté du roman de Pit Agarmen publié en 2012, le cinéaste Dominique Rocher signe son premier long-métrage avec La nuit a dévoré le monde. Sorti en France en mars dernier, on pouvait enfin jeter un oeil au mystérieux film en première canadienne hier à Fantasia.

La prémisse est plutôt simple: un homme s’endort dans une fête pour découvrir le lendemain matin à son réveil que tout le monde a été transformé en morts-vivants.

Habituellement, dans ce genre de scénario, on assiste aux efforts des personnages qui luttent pour garder leur humanité à travers des marées de monstres sanguinaires. Dans La nuit a dévoré le monde, il en est tout autrement. Ici, c’est plutôt de la survie d’un homme contre sa solitude et son isolement dont il est question. Cloîtré dans son immeuble à logements bien sécurisé, Sam doit être méthodique pour garder le phare ainsi que sa santé physique et mentale.

Oubliez donc les plans de la ville détruite que vous aviez en tête, le film est presqu‘un huis clos avec presqu‘un seul personnage. Et c’est dans un calme plat qu’on suit l’histoire. Oui, nos zombies sont rapides et voraces — les quelques scènes gores sont très bien orchestrées —, mais ont également la particularité de n’émettre aucun son. La trame sonore, également plutôt minimaliste, nous laisse littéralement seuls avec cet homme, habilement rendu par Anders Danielsen Lie (Personal Shopper), qui, en contraste, adore la musique et créer tout un boucan, une fois de temps en temps.

Difficile donc d’attribuer une cote à ce genre de film. D’un côté, les fans de films de zombies gores et bourrés d’action crieront à l’ennui mortel et de l’autre, ceux qui cherchent un divertissement différent sur le sujet pourraient peut-être trouver chaussure à leur pied. En ce qui nous concerne, le film vaut tout de même un visionnement, même s’il ne risque pas de laisser une empreinte particulière dans le sous-genre.

Consultez notre couverture Fantasia 2018

 

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