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Une autre gigantesque et excitante édition du Festival Fantasia s’est conclue la semaine dernière. Pour l’équipe d’Horreur Québec, ça aura été l’occasion de critiquer 43 films au total en plus de réaliser 9 entrevues sur le terrain!

Si certains trouvaient nos commentaires sévères en début de festival, d’autres nous reprochaient d’accorder des notes trop élevées en fin de parcours. Et c’est la beauté de la chose! Si un film comme The Ranger se voyait accorder une note plutôt faible sur notre site, vous le retrouverez pourtant parmi les meilleurs dans la sélection d’une autre collaboratrice ci-dessous. Tous n’ont pas été terrifiés par Terrified, d’autres auront trouvé le fameux Mandy décevant au final et un titre comme Blue My Mind aura fait jaser pendant toute la durée des festivités tellement les opinions étaient opposées. Au final, il s’agit d’avis parmi tant d’autres et ce sera à vous de vous faire votre propre opinion lorsque ces films paraîtront dans les mois à venir.

Mais pour vous diriger vers certains titres qui nous aurons plus marqué, l’équipe vous partage leurs 3 coups de coeur de la sélection 2018:


Les coups de coeur de l’équipe Horreur Québec

Marc Boisclair

Cette année, mes coups de coeur du festival se divisent en trois catégories. En premier lieu, il y avait la technique et d’un point de vue cinématographique, Luz remporte la palme du film le plus fascinant de cette sélection! Un tour de force expérimental et jouissif sur qui utilise les codes de l’horreur de façon extrêmement inventive.

Ensuite, l’horreur. Terrified pourra se vanter de m’avoir personnellement terrifié et ce, plus que n’importe quel autre film en salle. J’ai pu retrouver avec ce dernier toute l’excitation que j’éprouvais à 16 ans en découvrant les classiques les plus terrifiants du cinéma d’horreur.

Et finalement, le cœur avec Tigers Are Not Afraid. Le film de Issa López dénonce des conditions bouleversantes qui se déroulent présentement au Mexique avec une poésie qui rivalise avec les plus grands films de Guillermo del Toro. Impossible d’en sortir les yeux secs!

Éric Arseneault

L’édition 2018 a eu un départ plutôt timide, mais fort heureusement, le vent a tourné. Terrified se retrouve sur ma liste parce qu’il représente ce que les fans d’horreur veulent vraiment: être terrifiés! Je peux vous affirmer sans l’ombre d’un doute que ce film est le plus épeurant que j’ai eu la chance de voir au cinéma. Sortir de la salle en tremblant encore ne m’étais jamais arrivé et c’est un moment que je n’oublierai jamais.

Comment résister à cette charmante comédie musicale de zombies qu’est Anna and the Apocalypse? Des acteurs charismatiques, des mélodies accrocheuses et du gore bien gras, c’est la recette gagnante d’un film totalement divertissant où j’avais un sourire tout le long du visionnement!

Le visionnement de Luz fut une expérience en soi. Le long-métrage expérimental nous amène dans un univers unique. Cette scène où l’héroïne reproduit sous hypnose un événement s’étant déroulé dans son taxi fait preuve d’une ingéniosité jamais vue. Impressionnant pour un film étudiant. Définitivement, une oeuvre à voir pour son inventivité et sa maîtrise du genre.

Jean-François Croteau

Mon plus grand coup de foudre lors de ce dernier festival a été Under the Silver Lake de David Robert Mitchell. J’y ai retrouvé cette ambiance lugubre de certains suspenses et films noirs d’antan qui est en partie responsable de ma passion sans borne pour le septième art.

Impossible de passer sous silence la virtuosité technique d’un premier film comme Luz, qui fascine, captive et nous surprend dans sa manière unique de s’approprier le langage cinématographique. Tilman Singer est donc un nom à retenir et je serai au rendez-vous pour son prochain trésor.

J’ai, pour ma part, été aussi foudroyé par le délire proposé par la poésie psychédélique de Mandy. Un film dont le visuel nous hante l’esprit longtemps après le visionnement. Ce nouveau né de Panos Cosmatos mélange lyrisme et brutalité avec une aisance déstabilisante et propose un choc sensoriel des plus uniques.

Dany Soucy

Malgré quelques failles au niveau du scénario et une fin quelque peu manquée, Satan’s Slave aura été un excellent moment. Bien que plusieurs effets chocs aient été empruntés de multiples films connus, le film aura quand même su m’effrayer suffisamment pour se retrouver dans mes tops horreur.

Luz, une première réalisation expérimentale pour un étudiant en cinéma dans la mi-vingtaine, possédait une prémisse intriguante… Je ne m’attendais à absolument rien, voir même m’ennuyer. Mais c’est plutôt l’opposé que j’ai vécu. Un grand réalisateur est né. Une séance d’hypnose n’aura jamais été aussi captivante avec un contenu aussi minimaliste.

Et pour terminer, mon coup de cœur 2018 niveau horreur, Terrified! Peu de films ont su me tenir autant en haleine et sur le bout de mon banc du début à la fin comme lui. Même si l’histoire est très dépouillée et que certains jeux d’acteurs étaient moins convaincants, les visuels et l’ambiance sonore étaient parfaits, pour un résultat vraiment terrifiant!

Josianne Massé

Luz est sans conteste mon film préféré de cette édition de Fantasia. Avec très peu de moyens, Tilman Singer est arrivé à créer un véritable chef d’oeuvre qui se démarque de tout ce qui a été présenté au festival pour lancer sa carrière en grand. Si cela doit donner un sentiment de vertige au cinéaste qui n’en est qu’à ses débuts, cela crée une anticipation certaine pour les cinéphiles qui attendront impatiemment ses prochains films.

En deuxième place, The Ranger de Jenn Wexler, qui a été pour moi un pur délice à tous les niveaux. La confrontation d’un groupe de jeunes punks rebelles de la ville à un ranger obsessif qui se fait défenseur de l’environnement à un niveau excessif est un solide divertissement qui réussit à offrir une proposition rafraîchissante. Jeremy Holm (House of Cards) s’amuse à fond dans ce rôle et ça paraît.

Grande adepte de comédies musicales, je ne pouvais pas passer à côté d’Anna and the Apocalypse. À mi-chemin entre High School Musical et Shaun of the Dead, le film réussit à marier des genres que l’on n’associe pas toujours pour en faire un film amusant qui donne le goût de chanter, puis de taper des mains et des pieds, en regardant un groupe d’ado typique tuer des zombies.


Nos critiques

             La nuit a dévoré le monde                           


Nos entrevues

Panos Cosmatos, réalisateur de Mandy

Tilman Singer, réalisateur de Luz

Justin P. Lange, réalisateur de The Dark

Crédit photo: Christopher Katsarov Luna

L’acteur Sam Elliott et Robert D. Krzykowski, réalisateur de «The Man Who Killed Hitler and Then The Bigfoot»

Frank Henenlotter, réalisateur de Boiled Angels

Le compositeur Maurizio Guarini pour L’Inferno

Alejandro Brugués, Ryûhei Kitamura, Joe Dante et Mick Garris, réalisateurs de Nightmare Cinema

Le programmateur Ariel Esteban Cayer

Le collectif RKSS, réalisateur de Summer of 84

Rémi Fréchette, coordonateur et directeur artistique de Montréal Dead End

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