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[FNC 2017] Prends, Seigneur, prends: «The show must go on»
6.5Note Finale
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Chaque année a lieu le festival de Panchwa, durant neuf jours dans un désert, au Rajasthan. Le peuple tente de communiquer avec ses morts, mais se risque aussi à pratiquer certains exorcismes de manière pour le moins pittoresques.

Prends, Seigneur, prends doit beaucoup à ses créateurs. Le duo de cinéastes Cédric Dupire et Gaspard Kuentz n’en sont pas à leur premier documentaire. Ils ont travaillé ensemble sur plusieurs documentaires dont We Don’t Care About Music Anyway, mais aussi Kings of The Wind & Electric Queens. Ce n’est donc aucunement surprenant de percevoir l’habilité avec laquelle ils se glissent dans ces cérémonies et nous font oublier la présence de toute caméra. Cette dernière capte de très belles images et bénéficie des costumes colorés des pratiquants, comme de leurs décorations pour cerner l’étendue du spectacle.

Se servant de ce festival comme catalyseur pour dresser une sorte de portrait identitaire d’un peuple, en nous faisant plonger dans son folklore, les réalisateurs suscitent une véritable curiosité en nous. Est-ce que la réflexion proposée n’est pas inquiétante d’une certaine manière? Si certains possédés ou médiums puent la fumisterie dès le départ, d’autres paraissent croire dur comme fer à ce qu’ils sont, ou font.

Cela dit, il faut bien admettre qu’il y a une redondance dans les différents rituels, présentés séparément et sans véritable ligne conductrice. Le spectateur en finit par regarder sa montre, alors que le propos était haut en couleur et aurait pu nous passionner jusqu’à la fin.

Il ne reste qu’à se pencher sur la curiosité engagée des créateurs et sur un cynisme mordant que l’on peut ressentir à plusieurs moments.

 

 

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