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Homecoming - Saison 1: quand Hitchcock débarque à Twin Peaks
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Heidi Bergman (Julia Roberts) travaille en tant qu’assistante sociale chez Homecoming, un établissement secret qui aide les soldats à reprendre leur vie et faciliter leur réinsertion sociale. Quatre ans après avoir quitté son emploi, Heidi devra refaire face à son passé alors qu’elle découvrira qu’une sombre histoire se cache derrière la réelle raison de son départ. L’enquêteur Carrasco (Shea Whigham) débutera alors des recherches sur Heidi, son patient Walter Cruz (Stephan James) ainsi que sur Colin Belfast (Bobby Cannavale), fondateur de la compagnie.

Basé sur le podcast du même nom créé en novembre 2016, Homecoming est maintenant devenu une série télé, disponible exclusivement sur Prime Video. C’est Sam Esmail, créateur de la série Mr. Robot, qui se charge de la réalisation des dix épisodes qui forment cette première saison. On nous plonge ici dans une histoire où la paranoïa domine et où le spectateur devra distinguer le vrai du faux. Le souci du détail y est primordial et, même s’il semble inutile sur le moment, servira à l’intrigue plus tard au fil des épisodes. Les teintes de brun, orangé et noir viennent d’ailleurs appuyer l’ambiance oppressante et inquiétante d’une intrigue à se ronger les ongles.

Homecoming saison 1 affiche série téléJouant avec les formats d’images qui passent du 1:78.1 à 2:35.1 pour aller à celui se rapprochant du 1:1 (voir image ci-dessous), c’est de cette façon qu’on nous signale que nous sommes à trois époques différentes, mais pas si lointaine l’une de l’autre. Beaucoup plus facile de suivre ce récit généreux en rebondissements où il serait extrêmement facile de s’y perdre. On ne peut également pas ignorer la musique qui vient parfaitement se marier au ton. Esmail s’est même amusé à incorporer des thèmes du cinéma d’horreur incluant ceux de Carrie (1976), The Fog (1980) et même celui de Halloween III: Season of the Witch. Un excellent flash pour les amateurs du genre!

La distribution est on ne peut mieux. Julia Roberts (Mary Reilly) joue avec nuance un rôle complexe où il serait très facile de tomber dans la caricature. Entourée de Bobby Cannavale (Ant-Man), Stephan James (Lost After Dark), Shea Whigham (Death Note) et Sissy Spacek (série Castle Rock), Roberts prend aisément et sans artifice la place que l’actrice Catherine Keener (Get Out) occupait dans l’édition podcast.

Même si le spectateur a parfois l’impression que certaines conversations entre Heidi et Walter sont inutilement longues, sachez qu’elles seront tôt ou tard utiles à l’intrigue. Grâce à son format compact de dix épisodes d’une moyenne de trente minutes chacun, Homecoming se dévore plus que rapidement. Un voyage où l’univers d’Hitchcock rencontrerait celui de The Twilight Zone et Twin Peaks. Une deuxième saison étant déjà annoncée pour 2019, on ne peut qu’avoir hâte à la suite de ce délicieux bonbon télévisuel!

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