[Jeux vidéo] Resident Evil 3 (2020): dans l’ombre de son prédécesseur

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3
Note Horreur Québec

Suite au succès critique et commercial de Resident Evil 2 (2019), Capcom a saisi l’occasion pour récidiver. Comme dit le dicton: il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Cette fois-ci, on s’attaque au remake du troisième chapitre, paru en 1999 en Amérique du Nord. Étant donné la qualité de l’opus précédent, on ne peut qu’être excité de retourner à cet univers zombiesque.

L’histoire se déroule en 1998 dans la ville de Raccoon City, qui est affligée d’un vilain virus créé par la compagnie machiavélique Umbrella, transformant sa population en zombie. Jill Valentine, membre de l’équipe tactique S.T.A.R.S, est soudainement attaquée dans son appartement par une arme biologique intelligente, le Nemesis. Prenant la fuite, elle fera la rencontre de mercenaires travaillant pour la compagnie, dont Carlos. Ils travailleront de paire afin de récupérer le vaccin. Cependant, l’infâme créature d’Umbrella fera tout en son pouvoir afin d’arrêter nos deux héros.

Resident Evil 2 pochette jeu

Les joueurs ont eu droit à Monsieur X dans le remake RE2 et c’est maintenant au tour de Nemesis de faire son apparition. Cette immonde créature est sans pitié, surtout en début de partie. Contrairement à l’homme au chapeau, Nemesis n’arrive pas ici à recréer le même sentiment de panique. Même si la créature réserve quelques éléments de surprise dans l’histoire, le joueur ne se sentira pas sur ses gardes ou à l’affût d’un assaut imminent durant l’aventure. De plus, le scénario convenu est beaucoup moins prenant, surtout à cause de ses personnages principaux. On retrouve bien Valentine du premier chapitre, mais son personnage est moins bien développé et ne permet pas de créer la même connexion émotive que dans RE2 (2019). Le jeu est également très court; le joueur novice pourra facilement le terminer en dix heures maximum et ce, même si on nous offre par moment un bon défi.

Une autre déception vient du fait que, contrairement à son prédécesseur, RE3 (2020) n’offre pas de réelle possibilité de rejouabilité. Dans le deuxième chapitre, on pouvait refaire l’aventure avec le point de vue différent d’un autre personnage, mais ce n’est pas le cas ici. Par contre, les fans de jeux en ligne trouveront certainement leur compte avec Resistance, fourni avec le jeu. Tout comme Friday The 13th: The Game, le titre multijoueur offre la possibilité de devenir le maître du jeu contre quatre survivants, ou l’inverse. Si ce n’est pas votre tasse de thé, vous serez toutefois déçu, surtout après avoir payé le plein prix.

Malgré tout cela, le nouveau RE3 possède quand même plusieurs qualités comme son prédécesseur. Il est graphiquement beau et le même souci du détail a été accordé à la ville de Raccoon City. Il est amusant de se promener dans la ville et de voir des affiches rendant hommage aux grands classiques du cinéma, tel qu’Alien. Également, la jouabilité est toujours solide et, par chance, on a rangé aux oubliettes cette vieille mécanique d’antan pour contrôler notre personnage qui en faisait rager plus d’un. Le système d’inventaire est toujours le même et on doit faire bien attention d’économiser les munitions que nous avons. Comme dans les autres chapitres, celles-ci demeurent une denrée rare.

Plusieurs points négatifs viennent assombrir quelque peu l’expérience de Resident Evil 3 (2020), mais le jeu reste quand même pleinement amusant et offre quelques bons moments de frayeur. On ne peut que vous conseiller d’attendre les soldes si vous ne l’avez pas encore acheté. Il ne reste plus qu’à souhaiter que Capcom décide de remastériser l’excellent Resident Evil: Code Veronica ou, comme la rumeur le veut, le très bon Resident Evil 4.

Le jeu est disponible sur PS4, Xbox One et PC.

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