L’héritage de Mary Higgins Clark: 10 essentiels de la reine du suspense

L’écrivaine légendaire Mary Higgins Clark s’est éteinte le 31 janvier à l’âge de 92 ans. Les lecteurs amateurs de frissons connaissent certainement plusieurs romans parmi la cinquantaine qu’elle nous a léguée.

À travers plusieurs thèmes récurrents dont celui de la femme forte capable de résister au sadique, celle qu’on surnomme «la reine du suspense» a souvent capitulé vers des univers plus mondains pour en souligner justement les injustices.

Pour lui rendre un dernier hommage, Horreur Québec a décidé de vous proposer 10 romans inoubliables de cette femme de lettres. Les années de publication correspondent aux publications originales.


La Maison du guet / Where Are the Children? (1975)

Cette histoire d’une jeune femme organisant sa propre disparition pour fuir sa vie tourne au cauchemar lorsqu’on lui fera faire un saut dans le passé et que ses enfants disparaîtront mystérieusement. La Maison du guet a pris la cinquantième position du classement des cent meilleurs livres policiers de tous les temps dressé par l’association des Mystery Writers of America en 1995. Le roman est considéré comme le premier de la dame, qui avait auparavant rédigé l’ouvrage biographique librement romancé Le Roman de George et Martha (Aspire to the Heavens) sur la vie de George Washington. Il s’agit donc de la pierre angulaire qui a commencé son règne à travers le thriller.

Un jour tu verras… / I’ll Be Seeing You (1993)

Ce roman inoubliable raconte l’histoire d’une journaliste qui découvre son sosie identique lorsque vient le temps de contempler le visage de la victime d’une agression. Le puzzle gargantuesque que propose ce thriller, qui jamais ne perd de sa cadence, est tout simplement exemplaire. Comme elle a toujours su bien la faire, la maîtresse du drame incorpore une multitude de sous-intrigues, toutes pertinentes, qui donnent du contenu au filon principal.

La Nuit du renard / A Stranger Is Watching (1977)

Le fils et la copine d’un rédacteur en chef sont kidnappés dans ce classique récipiendaire du Grand prix de littérature policière en 1980. On s’en souvient pour son style, en apparence très ordinaire, qui allait capter certains petits détails pour accentuer le suspense. L’intrigue n’est pas la plus complexe de la dame, mais on apprécie beaucoup les personnages. Les fans d’horreur aimeront peut-être savoir que La Nuit du renard a été adapté au cinéma par le cinéaste Sean S. Cunningham (Friday the 13th) deux années après son escale à Crystal Lake. Le résultat manquait toutefois de saveur.

Dors ma jolie / While My Pretty One Sleeps (1989)

Cette incursion dans le domaine de la mode où disparaît mystérieusement une journaliste nous reste en tête pour une série de raisons, notamment pour la révélation finale, mais aussi pour cette vitrine de personnages colorés, tous crédibles. Une fois de plus, l’écrivaine jette un regard inquiétant sur le pouvoir et l’argent. On dévore les pages sans se rendre compte qu’elles défilent.

Douce Nuit / Silent Night (1995)

Se déroulant la veille de Noël, un jeune garçon de sept ans pris en otage doit trouver la force et l’intelligence de sauver sa vie. On se rappelle de ce court roman parce que l’auteure y change son style. Malgré le sujet, l’ensemble est assez léger, et peut faire office d’un savoureux conte de Noël macabre.

Souviens-toi / Remember Me (1994)

Suite au décès de son premier enfant, un couple décide d’aménager dans une maison avec leur second bébé. Soudainement, d’étranges événements surviennent et laissent croire à la mère que son enfant actuel est en danger. Ce roman de l’auteure se hisse à la première place de la New York Times Best Seller List à sa sortie et y demeure un certain nombre de semaines.

La Clinique du Docteur H. / The Cradle Will Fall (1980­)

Alors qu’elle est hospitalisée, une procureur-adjointe souffrant d’insomnie croit apercevoir par la fenêtre de sa chambre une silhouette déposant un cadavre dans le coffre d’une voiture. Cette scène-clé du roman nous happe sur le coup et ne nous permet aucunement de sortir du récit. La romancière use à merveille de cette frayeur collective des hôpitaux.

Nous n’irons plus au bois / All Around the Town (1992)

Une jeune femme, qui avait été kidnappé deux ans durant son enfance, est accusée du meurtre de son professeur, dont elle mentionne n’avoir aucun souvenir. Impossible d’oublier l’entrée en matière avec laquelle l’auteure ouvre son histoire. Comme toujours, le lecteur est captivé dès les premières pages et nos yeux farfouillent à travers le texte pour trouver des réponses. Plusieurs lecteurs parlent de ce roman comme étant l’un des sommets de la créatrice.

Ce que vivent les roses / Let Me Call You Sweetheart (1995)

Le postulat de départ de ce roman, présentant un chirurgien esthétique donnant à plusieurs femmes les traits d’une morte, est en fait une histoire fascinante. Mais quand on constate que la protagoniste avait participé à faire accuser le mari de cette victime, les interrogations commencent. Elles se multiplient aussi lorsque plusieurs amis d’une ancienne procureur-adjointe refusent de rouvrir le dossier. La romancière renoue avec le thème du chirurgien étrange avec une habileté surprenante, mais plonge surtout au cœur d’une sombre intrigue.

Recherche jeune femme aimant danser / Loves Music, Loves to Dance (1991)

Demandant à deux de ses amis de répondre à des petites annonces amoureuses pour préparer une enquête, une journaliste fera l’impossible pour trouver la vérité lorsque l’une d’elles sera assassinée. Le lecteur est, cette fois, confronté à un psychopathe qui cherche ses victimes dans les petites annonces. Cette quête du prince charmant devient entre les doigts de la reine un véritable cauchemar.

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