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L’horreur de B à Z: Snow Monster vs. Ice Shark, The Rise of the Beast, The Christmas Tapes, Nutcracker Massacre et Doll Shark

On vous l’avait promis lors de notre dernière édition: voilà de nouvelles sélections pour le temps des Fêtes! Oui, encore des films d’horreur de Noël bien sucrés à se mettre sous la dent. On fera ensuite une petite pause, mais pas trop longue, car la production de bons mauvais films ne cesse jamais.

Débutons avec un kaiju chinois qui vous mettra les pieds directement dans la neige, Snow Monster vs. Ice Shark, un film avec un gorille tueur intitulé The Rise of the Beast, la proposition anthologique The Christmas Tapes, un casse-noisettes possédé dans Nutcracker Massacre, puis on finit avec un présent; un autre jouet-tueur, et pas n’importe lequel: Doll Shark.


Snow Monster vs. Ice Shark

Quoi de mieux pour débuter la période hivernale qu’un film de monstre des neiges contre un requin des glaces? Rien, bien évidemment! Réalisé par Huang He, Snow Monster vs. Ice Shark est une production chinoise de kaiju comme on les aime. Après tout, il nous vient d’ITN Distribution, à qui l’on doit Land Shark et Curse of the Kraken. On sait que ça va être bon.

Après qu'une station scientifique ait été attaquée par une mystérieuse créature, une escouade militaire est mise sur pied pour retrouver les survivants. Dans les montagnes enneigées, les secours ne sont pas au bout de leur peine, car les lieux renferment divers monstres qui mettront l'équipe à rude épreuve.

Ce film est du jamais vu! On a droit à un aventurier engagé dans un bar pour mener à terme la mission, un vieil homme riche en canne qui finance les recherches scientifiques, une demoiselle en détresse, des militaires sans nom ni personnalité, un méchant qui veut capturer et ramener la créature, un gars qui a magasiné son linge dans la Matrice, des squelettes de dinosaures, un bipède gigantesque et poilu, des cris de King Kong de 1976, des plans calqués sur Kong: Skull Island, un verre d’eau qui oscille quand la bête s’approche et une peuplade d’elfes autochtones (?).

Cela dit, le costume du primate est très cool, alors que le reste des effets spéciaux sont en CGI. Les requins sont plutôt accessoires malheureusement. Tubi a tout simplement voulu attirer les fans du sous-genre en ajoutant «vs. Ice Shark» au titre. Il ne faut donc pas s’attendre à une confrontation de kaijus classique: la vraie menace est, bien entendu, les humains. On repassera pour l’originalité, mais il s’agit tout de même d’un bon divertissement qui s’écoute bien pendant une journée de grands froids.

Snow Monster vs. Ice Shark est disponible en DVD ainsi que sur Tubi.

Donald Plante

Note : 3 sur 5.
Snow Monster (2022) | Trailer | Juncheng Wu | Yongxian Zhang | Tang Xin

The Rise of the Beast

On reste dans la thématique des monstres et on enchaîne avec The Rise of the Beast de Jack Ayers, produit par Proportion Productions. À ne pas confondre avec le prochain Transformers qui porte le même nom, ce film est toutefois comparable à la saga de Michael Bay au niveau de la profondeur de son scénario. Extrêmement cliché et porté par des effets spéciaux dignes des meilleures YouTube Poop, on a droit ici à l’un des longs-métrages les plus paresseux de l’année et pourtant, nous étions déjà bien servis par les autres sorties de Proportion tels que Prototype.

Quand un groupe d'activistes s'infiltre dans un laboratoire pour exposer les mauvais traitements qu'y subissent des animaux, il tombe plutôt nez à nez avec une créature cauchemardesque tentant de les éliminer un à un...

Si le sujet avait été traité avec un peu de second degré et qu’un minimum de temps avait été pris pour tourner et faire la postproduction, le résultat aurait pu être un petit film de série B bien agréable. Toutefois ici, ça sent le cynisme de gens qui ne veulent que produire un truc à bas prix pour profiter malhonnêtement d’un public amateur de nanars. Bref, vous pouvez passer votre tour.

The Rise of the Beast est disponible en DVD et à l’achat numérique.

Raphaël Boivin

Note : 1.5 sur 5.
TRAILER : THE RISE OF THE BEAST (2022)

The Christmas Tapes

Un film d’anthologie de Noël semble une bonne idée sur papier, tel un calendrier de l’avent rempli de chocolats à savourer tout au long du temps des Fêtes. Mais The Christmas Tapes, écrit et réalisé par Randy Nundlall Jr. et Robert Livings, ressemble davantage à ces boîtes de friandises assorties où certaines sont délicieuses, alors que d’autres ont de la difficulté à trouver preneurs.

C'est la veille de Noël. Une famille heureuse déballe ses cadeaux, filmée par l'adolescente qui tente de capter toute la magie de la fête. Alors qu'ils sont sur le point de regarder un film, un homme sonne à la porte feignant une panne de voiture et une pile de cellulaire morte. L'hospitalité des hôtes sera vite regrettée, car l'étranger tiendra la famille en otage afin de leur faire écouter ce qu'il considère être de bons films de Noël.

La prémisse est plutôt étrange. Qui est cet homme et pourquoi ligote-t-il des gens pour leur faire voir des vidéos de meurtres? Le scénario n’est pas clair sur cette question. On a donc droit à quatre histoires sur vidéocassettes, avec un retour aux protagonistes entre chaque visionnement. Il est intéressant de constater que le métrage est filmé par un personnage, alors que chaque VHS a été filmée par un autre. Il s’agit en quelque sorte d’un found footage contenant d’autres found footages.

Le premier chapitre débute bien avec un couple en camping à Noël (on a tous déjà fait ça, non?), rappelant Willow Creek. On a ensuite droit à un père de famille qui se fait livrer dans une caisse à sa famille en guise de surprise, caméra à la main (une brillante idée, non?). Évidemment, le livreur déguisé en Père Noël a d’autres plans macabres. Ce dernier est très bien joué par un visage connu: Vernon Wells qu’on a pu voir dans plusieurs titres tels Mad Max II, Innerspace ou Of the Devil.

L’anthologie se gâte au troisième acte, beaucoup trop court, où un homme dont on ne connaît pas l’identité doit livrer un mystérieux paquet. Puis le dernier segment est, quant à lui, beaucoup trop long. Un couple emménage dans la maison familiale inhabitée où des phénomènes surnaturels se manifestent. L’homme appelle un spécialiste en paranormal, mais les dialogues des personnages sont interminables et la fin ne vaut pas vraiment la peine. Et que se passe-t-il avec la famille victime d’invasion de domicile? Sans dévoiler quoi que ce soit, on se retrouve sans véritable conclusion. Bref, à voir si vous avez envie de vous ennuyer.

The Christmas Tapes est disponible à l’achat et la location numérique via Google Play et YouTube.

Donald Plante

Note : 2 sur 5.
THE CHRISTMAS TAPES | Official Horror Trailer

Nutcracker Massacre

On continue avec un autre Proportion Productions: Nutcracker Massacre de Rebecca Matthews. Toutefois, pour ce dernier, le résultat est beaucoup plus inspiré.

Une jeune écrivaine à la relation trouble avec sa famille décide de venir passer le temps des Fêtes avec eux. À son arrivée, toutefois, un casse-noisettes géant et inquiétant l'attend. Serait-il possédé?

Peut-être que l’esthétique de Noël et les quelques blagues réussies du film ont pu faire taire un brin le cynisme de l’auteur de ces lignes, mais on a droit ici à un petit long-métrage beaucoup plus sympathique que ceux du reste de cette liste. Plus près au niveau du ton d’un Killing Tree que d’un Rise of the Beast, ce énième film d’horreur à thématique de Noël peut également compter sur des effets spéciaux beaucoup plus réussis, car utilisés par parcimonie et avec un brin plus de talent. L’histoire sent le soap opera, mais est jouée de manière sincère avec juste ce qu’il faut de second degré pour que ça passe.

Bref, pourquoi pas aller le regarder sur Tubi un après-midi de congé?

Nutcracker Massacre est disponible sur Tubi.

Raphaël Boivin

Note : 3.5 sur 5.
Nutcracker Massacre Official Trailer

Doll Shark

SRS Cinema ne cesse de nous surprendre avec ses films plus farfelus les uns que les autres. On n’est pas au bout de nos peines, car en plus de leur nouveauté Doll Shark on attend également avec impatience un autre titre qui lui résonne: Puppet Shark de Brett Kelly.

Dans Doll Shark un chasseur de requins offre en cadeau à son fils une peluche de requin qui devient vivante tuant tout sur son passage, alors que le garçon est seul avec sa gardienne.

Réalisé par notre ami Mark Polonia et son fils Anthony (Feeders 3, Sharkula, Amityville in Space), on a droit à un bon petit film sans moyen, mais rempli de passion. Les titres de Polonia ne sont pas toujours palpitants, mais celui-ci est certes divertissant. L’histoire démarre avec le père qui tue un devil shark (?) en CGI sur un quai en CGI avec un fond d’océan et tempête en CGI. Bref, on n’y voit que du feu. Il envoie par la poste une peluche dans laquelle il épingle une dent arrachée à son dernier trophée de chasse. Et bien sûr, le jouet prend vie et, tels Dr. Jekyll et Mr. Hyde, se transforme en peluche mutante qui adore dévorer des gens dont les veines sont remplies de ketchup.

Outre les incohérences de l’histoire, on nous présente parfois des personnages sans aucun contexte et dans la même journée, on passe du jour à la nuit, puis au jour et ainsi de suite. Même les horloges se contredisent. Les personnages n’ont non plus aucun sens. La mère alcoolique part en voyage de baise pour trois jours et la gardienne donne à son fils un somnifère pour qu’elle puisse recevoir des amis. Et clairement le garçon n’est pas entre bonnes mains: ses dents sont croches, il a un cancer sur le nez et du sang dans un œil! Bref, tous les éléments sont réunis pour une bonne rigolade sans queue ni tête où notre cerveau n’est pas nécessaire.

Doll Shark était disponible lors d’une campagne de sociofinancement en VHS, DVD et Blu-ray. Espérons qu’il trouvera son chemin sur la boutique de SRS Cinema ou sur la plateforme Tubi prochainement.

Donald Plante

Note : 3.5 sur 5.
Doll Shark Official Movie Trailer SRS Cinema
Horreur Québec
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