Redécouvrir Godzilla: 10 des meilleurs films avec la bête

C’est le 31 mai prochain que Godzilla: King of the Monsters, le trente-cinquième film mettant en scène ce roi des monstres, prendra l’affiche en salle.

Cette gigantesque franchise — un record Guinness pour la plus longue de l’histoire du cinéma — comporte son lot de rebondissements: séries de longs-métrages (indépendantes les unes des autres), dessins animés et reboots orientaux ou occidentaux. L’aspect du monstre varie avec les époques et les technologies, cela va de soi, mais sa nature également: il est tantôt protecteur de l’humanité, tantôt une terrible menace. La plupart de ses aventures proviennent de la société de production japonaise Toho, où il est né pour la première fois en 1954 et à qui l’on doit la plupart de ses meilleurs moments. Espérons qu’à long terme les Américains sauront nous offrir autant dans les prochains mois — Godzilla vs. Kong arrive en 2020!

Les cinéphiles d’aujourd’hui ont la chance de pouvoir retrouver facilement les différents épisodes de la saga, ce qui n’a pas toujours été le cas. Nous profitons donc du grand retour du monstre japonais pour redécouvrir 10 des meilleurs opus antérieurs:


King Kong vs. Godzilla (1962) de Ishirô Honda

À ne pas confondre avec le futur Godzilla vs Kong qui paraîtra en 2020 et qui sera plus ou moins un remake. La simple idée d’associer ces monstres mythiques était déjà un pur délice quant à la charge de connotations culturelles, mais quand on voit le film, c’est encore plus délirant. Comme on aime nous le rappeler dans l’histoire, Kong est un véritable animal alors que Godzilla est un monstre créé par des radiations. C’est d’autant plus intéressant de voir cet affrontement qui nous est proposé par le cinéaste du film original, qui avait possiblement été inspiré par le long-métrage avec Fay Wray. Difficile de ne pas y percevoir un hommage dans sa manière de reprendre certaines idées du film de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. Kong, rapatrié au Japon, se met à détruire Tokyo avant d’affronter Godzilla. Certains trucages plus désuets nous font sourire, mais l’ensemble est savoureux à souhait; la scène montrant Godzilla s’extirpant d’un morceau de glace étant particulièrement divine.

King Kong vs. Godzilla

Shin Godzilla (2016) de Hideaki Anno et Shinji Higuchi

Et si on repartait une fois de plus l’histoire à zéro? Voilà le début d’une nouvelle aventure pour le kaijū reptilien, ici, plus redoutable que jamais. Excellente parodie des autorités japonaises suite aux récentes catastrophes, on y dépeint un ministère de la défense passif, ignorant et prenant des décisions arbitraires. Certains plans de l’arrivée de Godzilla mettent carrément en scène un tsunami. Plusieurs cinéphiles ont reproché au film d’être trop bavard et il faut admettre qu’il l’est assez. Cela dit, les scènes d’action sont exemplaires et nous montrer l’évolution de l’apparence de monstre nourrit un spectacle sans pareil.

Shin Godzilla

Godzilla Against MechaGodzilla (2002) de Masaaki Tezuka

Si l’ouverture anthologique de ce volet semble parodier la mouture ratée de Roland Emmerich parue en 1998, cet épisode est savoureux pour ses nombreux liens avec le film original. On s’amuse aussi à y voir certains emprunts au Jurassic Park de Spielberg. Le gouvernement construit un cyber Godzilla pour combattre une nouvelle et malveillante créature à partir d’ossements de la bête ayant attaqué en 1954. Les combats sont délectables et l’aspect du Mechagodzilla est admirable. Godzilla a rarement été aussi réaliste et bien dessiné. Un Pacific Rim avant son temps.

Godzilla Against MechaGodzilla

Godzilla vs. the Sea Monster (1966) de Jun Fukuda

L’entrée en matière est ici carrément jubilatoire. Voulant retrouver son frère, un homme se voit séquestré avec des amis sur une île qui semble surveillée par un homard géant. Évidemment l’île est aussi remplie de dangers puisque les “Red Bamboo”, une terrible congrégation, y capturent les aborigènes pour en faire des esclaves. Ils devront libérer Godzilla pour qu’il leur vienne en aide. Le film fascine en partie dans sa façon de reprendre certains thèmes de King Kong, mais les duels dans la mer cassent la baraque. Les enjeux mettant en scène les natifs contre leurs exploitants ont une résonance symbolique universelle. Les fans pourront aussi y retrouver Mothra, la créature qui récidive le plus dans les films mettant en scène le lézard géant.

Godzilla vs. the Sea Monster

Godzilla vs Biollante (1989) de Kazuki Ohmori

Ce volet de la franchise reste mémorable, en partie à cause de la création farfelue de Biollante et de sa forme finale. Il faut admettre que le maniérisme savoureux des années 1980 envers les maquettes et les marionnettes forme un alliage parfait avec les scènes d’action. Les trucages sont mieux développés qu’auparavant. On a l’impression que notre kaijū favori lutte contre une version sur l’acide de la plante carnivore de Little Shop of Horrors. Le duel entre les deux créatures se veut extrêmement satisfaisant. L’histoire est non-conventionnelle pour cette saga et propose une ambiance assez sombre. Disons-le, les créateurs n’ont aucunement peur de faire saigner leurs monstres.

Godzilla vs Biollante

Destroy All Monsters (1968) de Ishirô Honda

Ce film est un véritable classique et demeure l’un des épisodes préférés de plusieurs fans. Des extraterrestres utilisent des monstres pour détruire la planète, ce qui nous offre un catalogue de la plupart des bêtes sauvages qui séjournent sur Monsters Island, cette île fictive située dans l’océan Pacifique et peuplée de kaijū. Le seul moyen de sauver la race humaine est d’anéantir la communication mentale entre les kaijūs et ces étrangers. Baragon fera alors des ravages à Paris, Rodan s’attaquera à Moscou et Mothra à Pékin. On y voit également le roi Ghidora, l’un des plus grands adversaires de Godzilla. Le rythme est trépident et il devient impossible de ne pas s’y amuser.

Destroy All Monsters

Godzilla: Final Wars (2004) de Ryūhei Kitamura

On aime ce film en partie à cause de l’énergie injectée par la mise en scène. Ryūhei Kitamura (The Midnight Meat Train, Azumi) n’est certes plus à présenter et il fait ici des merveilles. Ceux qui le connaissent y reconnaîtront son style. Plusieurs images perceptibles lors des scènes importantes sont empreintes d’un élan poétique et l’action ne semble jamais s’arrêter. Une nouvelle menace se met en place pour la Terre et une fois de plus, Godzilla pourrait être le seul espoir de la race humaine.

Godzilla: Final Wars

Godzilla vs. Gigan (1972) de Jun Fukuda

Des extraterrestres voulant conquérir le monde se camouflent dans une tour Godzilla servant de décoration à un parc à thème, d’où ils pourront contrôler deux monstres redoutables. Anguirus fera équipe avec Godzilla et les deux monstres devront mener une solide lutte contre Ghidora et Gigan. Le film fait apparaître pour la première fois Gigan et le combat final est délirant.

Godzilla vs. Gigan

Godzilla 1985 (1984) de Koji Hashimoto et R.J. Kizer

Ignorant les épisodes qui ont succédé au premier film, nous voilà confrontés à une sorte de relecture de l’histoire de Godzilla. Il y a une ambiance particulière dans ce retour de Godzilla, tourné trente ans après la première apparition de la créature. Ce qui amuse le cinéphile, c’est de constater que si le film original de 1954 s’inspirait du premier King Kong, celui-ci reproduit certaines techniques utilisées dans la version de John Guillermin de 1976. Il y a donc un zeste de culture américaine perceptible, qui se marie bien aux craintes japonaises. Le côté parfois désuet des effets fait mouche avec le style des années 1980. Plusieurs maniaques de ces films place celui-ci parmi leurs favoris.

Godzilla 1985

Godzilla (1954) de Ishirō Honda

Impossible d’aimer la saga et de passer sous silence cette œuvre phare pour le genre du kaijū; le film par lequel tout a commencé. Certains ont attesté que la ressortie en salle de King Kong aurait motivé la mise en chantier du film, mais peu importe. Les bombes nucléaires ont réveillé le monstre pour la première fois. Deux différentes versions existent du film: le montage original, et un second américanisé. Nous vous suggérons donc de plonger vers l’éditeur Criterion, qui propose les deux moutures.

Godzilla 1954

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