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The Meg: ce n'est pas la grosseur qui compte
5.5Note Finale

Un ancien marine est engagé pour venir à la rescousse d’une équipe de scientifiques prisonniers de leur petite navette submersible alors qu’un requin préhistorique gigantesque rôde dans les parages.

Difficile de croire qu’avec un synopsis aussi farfelu, les créateurs de The Meg aient opté pour un film sérieux qui, au lieu de mettre en lumière une autodérision, tente le coup pour le tout en risquant de nous nous offrir un adversaire à la Jaws, ou même Jurassic Park. Surtout qu’avec un acteur comme Jason Statham (Crank), qui sait jouer la carte de l’ironie, le film aurait peut-être pu atteindre un délire dans la lignée du Piranha 3D d’Alexandre Aja, où la parodie justifie habilement la démesure.

Inspiré de la série de romans Meg écrite par Steve Alten, le film est attendu par les fans depuis des mois, voire des années. Si la trame de l’intrigue aurait pu faire un amusant SyFy, les différents enjeux en sont encore plus douteux. Les invraisemblances font des tonneaux sur les incohérences et là où on fermerait les yeux habituellement pour passer un bon moment devant un film de requins sans cervelle, on se rappelle que le ton solennel, voire prétentieux, promettait quelque chose de solide. On ne lésine pas sur les bons sentiments, les clichés éculés et des blagues débiles pour essayer de capter le spectateur, mais la pâte ne lève pas.

Le titre The Meg pourrait facilement faire référence au budget du film qui se serait élevé à un peu plus de 150 millions. À ce titre le cinéaste, Jon Turteltaub (National Treasure: Book of Secrets) s’amuse à laisser paraître le côté luxueux de son film. Les effets spéciaux sont excellents et plusieurs images sont superbes. Certains plans de la bête forcent l’étonnement, mais ce sentiment s’évapore assez vite. Il n’en demeure pas moins que cet élégant emballage est une coquille vide. Si Tuteltaub voulait rivaliser avec les chefs d’œuvre de Steven Spielberg, il aurait peut-être du comprendre qu’il fallait réussir à imposer une menace. Le suspense ne marche ici que rarement et les quelques sursauts proviennent d’effets chocs faciles.

À défaut d’être nuancé, Statham est attachant. On aurait pu lui écrire un vrai rôle au lieu de le faire parader comme s’il était un mannequin. Le reste de la distribution fait le travail, mais impossible d’épater la galerie avec des rôles sans consistance.

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