Upgrade: remixer sa vie

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L’acteur et scénariste Leigh Whannell est de retour derrière la caméra avec Upgrade; son deuxième long-métrage. Trois ans après nous avoir offert Insidious: Chapter 3, le réalisateur se donne maintenant dans le thriller de science-fiction dont il signe également le scénario. Ayant pris le festival South by Southwest (ou SXSW) par surprise en remportant le prix du public, les attentes étaient hautes pour le petit dernier des studios Blumhouse.

Suite à une attaque causant la mort de sa femme et le laissant paralysé, Grey (Logan Marshall-Green) se jure vengeance après qu’un inventeur lui ait installé un implant appelé STEM: une intelligence artificielle qui a le pouvoir de le contrôler et lui donner des habilités physiques inespérées pour ainsi l’aider à trouver les coupables de ses nombreux malheurs.

Upgrade fait penser à beaucoup de choses. Puisque le réalisateur ne sort jamais des sentiers battus, plusieurs occasions surviennent où on ne peut s’empêcher de penser à tous ces immenses succès du cinéma de science-fiction. Que ce soit à Total RecallRoboCop ou The Matrix, Whannell nous donne carrément l’impression de regarder un film des années 80-90 et, par le fait même, tombe dans les clichés pourtant maintenant faciles à éviter. Les scènes de combats semblent avoir été plaquées pour plaire aux fans de gore (absolument inutile au récit), en plus d’être toutes très semblables les unes des autres. Mais malgré ses failles, le film possède tout de même son lot de bons coups…

À commencer par ses acteurs. Comment ne pas aimer Logan Marshall-Green (The Invitation, Prometheus) qui habite parfaitement le protagoniste assoiffé de vengeance et dépassé par les événements? Vacillant facilement du drame vers la comédie, son talent n’est plus à mettre en doute: un Tom Hardy doté de plusieurs émotions. À ses côtés se joint la délicieuse Betty Gabriel (The Purge: Election Year, Get Out) dans le rôle de la policière Cortez qui tente d’empêcher notre anti-héros d’arriver à ses fins.

Fidèle à lui-même, le réalisateur se devait d’inclure une touche humoristique. Parfaitement dosé, l’humour noir fonctionne ici à merveille, et ce, sans jamais tomber dans le ridicule; ce qu’on lui avait souvent reproché pour son premier long-métrage. La musique de Jed Palmer est également une autre belle trouvaille pour ce thriller futuriste qui fait parfois penser à du Vangelis et qui se marie parfaitement à la réalisation solide et énergique de Whannell.

Le concept de l’homme-machine ayant été saturé depuis belle lurette avec des classiques du genre tels que Terminator ou Blade Runner, pour ne nommer que ceux-là, un peu de nouveauté aurait été appréciée. Son réalisateur reste prudent, mais nous offre tout de même 100 minutes de pur divertissement où on ne s’ennuie jamais et qui sauront certainement plaire aux fanatiques du genre. Malheureusement, Upgrade reste une oeuvre mineure qui se perdra facilement dans cette marre de bijoux de science-fiction, malgré ce très beau deuxième effort de Leigh Whannell.

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