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Critique: Resident Evil 7: Biohazard
9Note Finale
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Il y a vingt ans naissait l’une des franchises des plus lucratives de l’industrie du jeu vidéo: Resident Evil. Cette série a permis de donner un second souffle aux zombies dans les années 90 en leur donnant une popularité qui ne semble vraisemblablement pas s’essouffler. Cinq ans après l’oubliable Resident Evil 6, Koshi Nakanishi (Resident Evil: Revelations 1 et 2) nous propose Resident Evil 7: Biohazard. Capcom a eu la brillante idée de rendre disponible une démo du jeu, Beginning Hour, quelques mois avant sa sortie pour nous donner un avant-goût de ce qui nous attendait. Vous avez eu peur en y jouant? Ce n’est rien comparé à ce qui vous attend dans cette nouvelle aventure encore plus troublante.

Ethan Winters part à la recherche de sa femme, Mia, portée disparue depuis trois ans. Les résultats de son enquête le mènent sur une plantation, dans une petite ville de la Louisiane. Explorant une maison aux allures abandonnées, il retrouve Mia, saine et sauve. Lors de leur tentative d’évasion, la captive, soudainement possédée par une entité inconnue, attaque son mari, le forçant ainsi à la tuer. Ethan fera alors connaissance avec la «sympathique» famille Bakers qui a la fâcheuse habitude de ne laisser personne s’enfuir de leur demeure. Notre héros fera tout en son pouvoir pour découvrir la vérité sur ce qui se trame dans cette famille pour le moins dysfonctionnelle.

Pour avoir joué à chaque chapitre de la franchise, la nouvelle publication de Capcom est sans doute la plus angoissante de la série. La première heure laisse peu de répit au joueur qui se retrouve dans un tourbillon d’évènements où dégoût et frayeur sont au rendez-vous. Le niveau de stress est à son maximum. L’ambiance sonore minimaliste vient appuyer ce sentiment de tension qui nous parcourt le corps. La famille Bakers, tous aussi déjantés les uns des autres, rappellent sans aucun doute celle de The Texas Chainsaw Massacre (1974) de Tobe Hopper. Ils veulent votre peau et ne vous lâcheront pas d’une semelle! Et lorsque vous vous sentirez en sécurité, ces détraqués vous attaqueront de nulle part. Ouf!

Une nouveauté intéressante: notre point de vue est à la première personne, pour permettre une immersion encore plus réussie. De plus, Nakanishi a eu l’ingéniosité de ne pas tout simplement copier/coller la démo dans le jeu, mais d’offrir une expérience partiellement renouvelée. Un détail fort apprécié. Une fois l’introduction terminée, le joueur se retrouve en terrain plus familier et le créateur offre une jouabilité plus classique, typiquement associée à la saga. Comme à l’habitude, Resident Evil 7: Biohazard propose des casse-têtes tout au long de l’aventure, mais si vous recherchiez un défi à relever, vous risquez d’être déçu. Ils sont d’une facilité déconcertante. On peut par contre incarner d’autres personnages en insérant des vidéocassettes dans un magnétoscope. Ajoutant une certaine profondeur aux personnages des Bakers, ces petits intermèdes ont une jouabilité davantage axée sur la furtivité. Le segment «Joyeux anniversaire» retient particulièrement l’attention grâce à son énigme à résoudre rappelant la franchise Saw.

Graphiquement, certains diront que le jeu semble daté d’une génération précédente; un commentaire à mon avis exagéré. L’environnement dans lequel on évolue est sale, la pourriture nous entoure et tout cela donne une ambiance complètement glauque. Le système des coffres pour gérer notre inventaire est toujours présent et on doit encore faire des aller-retour lorsque notre sac est plein. Par chance, on peut augmenter la taille de notre sac en cours de route pour nous permettre de transporter davantage d’objets. Certains remarqueront le manque de variété dans les ennemis rencontrés et se lasseront de voir à répétition les mêmes monstres. C’est dommage, car l’effet de surprise disparaît avec le temps.

Le scénario s’essouffle vers le deux tiers de l’enquête. Le joueur se retrouve dans un autre environnement où l’impression de tourner en rond rend l’expérience moins agréable. L’exploration devient fastidieuse et légèrement répétitive. Cependant, l’histoire reprend par la suite en vigueur pardonnant ainsi ce petit égarement. Le combat final n’est cependant pas très épique par sa facilité d’exécution.

Resident Evil 7: Biohazard n’est pas parfait, mais l’expérience est vraiment positive et redonne ses lettres de noblesse à la franchise que plusieurs adorent. L’introduction de ce jeu est l’une des expériences des plus angoissantes et dégoûtantes à laquelle j’ai pu jouer. Beaucoup trop courte (environ 10 heures), l’expérience se termine sur un magnifique générique et je n’ai qu’une seule envie: revisiter l’oeuvre interactive de Nakanishi et de me replonger dans cet univers totalement lugubre.

Le jeu est disponible pour PC, PS4 et Xbox One. Les joueurs de PS4 peuvent y jouer en réalité virtuelle pour une expérience encore plus immersive.

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