S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
[⏪ On rembobine] «Halloween» (2007): réinventer l'impossible
3Note Finale
Note des lecteurs: (8 Votes)
5.7

Attention: cette critique contient plusieurs divulgâcheurs!

Cinq ans après l’échec cuisant et les critiques assassines de Halloween: Resurrection, les producteurs décidèrent de donner une seconde vie au personnage légendaire de Michael Myers. Repartir à zéro en produisant un remake du classique de Carpenter semblait être la meilleure solution pour ramener le tueur masqué à la vie. Mais l’était-ce vraiment?

Troisième long-métrage du réalisateur Rob Zombie (The Devil’s Rejects, The Lords of Salem), la barre était plus que haute pour le chanteur. Malheureusement, on comprend assez vite que ce neuvième film de cette longue franchise n’arrivera pas à convaincre avec sa mise en scène paresseuse et son scénario torché.

Halloween film poster Rob ZombieLa première partie se concentre sur le passé de Myers (Daeg Faerch): son enfance, sa famille, le pourquoi et le comment il en est arrivé à tuer. Tout ce qu’on ignorait et qui rendait le tout plus inquiétant dans l’univers de Carpenter nous est ici dévoilé en faisant de Michael le personnage principal du film. Mauvaise idée. On nage dans tous les clichés possibles du tueur en série: torture d’animaux, mère droguée et danseuse nue, beau-père alcoolique violent, etc. Nous retrouvons également le docteur Sam Loomis (Malcolm McDowell) qui tente de comprendre pourquoi le petit Michael a fini par tuer toute sa famille à l’exception de sa petite soeur Laurie. Des rencontres plus ou moins pertinentes entre le docteur et son patient nous sont également dévoilées.

La deuxième heure est, tant qu’à elle, qu’un gros condensé du film de 1978. On retrouve Laurie (Scout Taylor-Compton), Annie (Danielle Harris) et Lynda (Kristina Klebe), devenues toutes trois grossières et antipathiques et pour lesquelles le spectateur n’a aucune envie de les voir survivre. De l’autre côté, on retrouve Myers (Tyler Mane) dans sa cellule; interné depuis 17 ans où ce dernier semble s’être développé une passion maladive pour les masques (!). Une scène de viol gratuite nous est offerte sur un plateau d’argent avant que ce dernier réussisse à s’évader et parte à la recherche de Laurie pour l’éliminer, elle et ses amis.

Halloween (2007) ne baigne pas dans la subtilité, autant dans ses dialogues vulgaires que dans le jeu de ses acteurs, dont la médiocre Sheri Moon Zombie (31) qui n’est visiblement pas une actrice. Pour sa part, Scout Taylor-Compton (Ghost House) manie le cri strident parfaitement et Danielle Harris (Halloween 5), de retour dans un nouveau rôle, n’hésite pas à montrer longuement sa poitrine tout en hurlant comme elle savait jadis si bien le faire. Seuls les vétérans Malcolm McDowell (A Clockwork Orange) et Brad Dourif (Child’s Play) réussissent à s’en sortir de justesse. On aime par contre les apparitions de plusieurs acteurs dont l’horreur ne leur est pas inconnu comme Danny Trejo (Machete), Udo Kier (Blood for Dracula), Dee Wallace (Popcorn) et plusieurs autres.

Souvent dégoûtant, mais jamais épeurant, on se demande si l’équipe derrière cette série n’aurait pas dû continuer avec une suite à Halloween: Resurrection. Heureusement, la présence d’acteurs de talent a pu sauver quelques scènes et hausser la qualité de cette pomme pourrie de l’horreur. Soulignons également qu’il s’agit probablement du plus beau masque porté par Michael depuis Halloween (1978). Quoi qu’il en soit, rien de neuf ne nous est amené ici, sauf un deux heures où chaque scène de meurtre se transforme en torture porn (surtout l’interminable troisième acte) et où tous les bons coups de John Carpenter reposent sous un tas de conneries. Ce gros bonbon empoisonné qui nous prend pour une bande d’idiots a quand même été payant pour le studio qui s’est évidemment vite empressé de produire une suite, deux ans plus tard…

 

2 Réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.