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13 films d’horreur à (re)découvrir: 3 – TerrorVision (1986)

La soirée s’annonce comme toutes les autres pour la famille Putterman. En bon père banlieusard, Stan (le Gerrit Graham) installe une antenne parabolique dernier cri. Il doit faire vite parce que son épouse Raquel (Mary Woronov) et lui sont en retard pour une soirée d’échangisme (yep!). Comble de malchance: l’antenne synthétise un monstre de l’autre bout de la galaxie! La soirée n’aura finalement rien de normal et les Putterman devront, tour à tour, affronter l’horreur venant de la télé.

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Dans le cadre de cette liste, on aurait été mal avisé d’ignorer Charles Band (Master of Puppets) et Ted Nicolaou (Subspecies). La compagnie de Charles Band, Empire Pictures, aura été un jalon de série B avec des joyaux tels que From Beyond et Ghoulies, avant de faire faillite et de renaître sous Full Moon Pictures.

Pourquoi on l’aime

Dans la foulée, TerrorVision se démarque pour plusieurs raisons. D’abord, on dirait qu’absolument personne n’aime ce film. 0% sur Rotten Tomatoes, un exploit en soi. 

Sur papier, TerrorVision s’annonce mal : «famille américaine affronte monstre de l’espace». Mais Ted Nicolaou «tourne le cadran à 11» et chaque personnage, chaque scène est infusée de tellement d’absurde et d’étrangeté qu’on ne peut s’empêcher d’adorer ce film. 

TerrorVision est bourrée de moments «pourquoi pas» qui n’avancent en rien l’intrigue. Est-ce absolument nécessaire que les parents soient échangistes? Faut-il vraiment que le grand-père (Bert Remsen) soit une espèce de conspirationniste survivaliste? Est-il sécuritaire de laisser le petit Sherman (Chad Allen) se trimbaler dans la maison avec un M16? Euh, pourquoi pas?

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Sans oublier la décoration de la maison, certainement dérangeante. Il semblerait que Nicolaou et son directeur photo auraient visité des maisons d’échangistes pour trouver des exemples. Est-ce que ces peintures sont ouvertement sexistes ou une satire plutôt maladroite? On ne saura jamais.

Même question pour Medusa (Jennifer Richards), une hôtesse de films d’horreur aux attributs plongeants, en hommage à Vampira et Elvira. Même si on adore ses lignes, il reste de quoi grincer les dents, heureusement pas pour très longtemps.

Parce qu’il faut parler de O.D. et Suzy… On confesse, à chaque fois qu’un film des années 80 met en scène des punks, on applaudit. Les punks étaient certainement les marginaux de service à l’époque, la hantise des parvenus et des conservateurs. L’adolescente Suzy (Diane Franklin) et son nouveau copain au surnom prometteur O.D. (pour overdose, par le très dévoué Jon Gries) débarquent avec des perruques de trois pieds de haut et tant d’accessoires qu’on entend «schling-schling» à chaque pas. Ils sont flamboyants et merveilleux. Même leurs expressions sont sublimes, par exemple Suzy tourne les talons en dégoût : «Barf. Me. Out.» Classique.

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Comme plusieurs des films qu’on a suggérés, le ton est la clef. Dire que cet opus ne se prend pas au sérieux serait un euphémisme. Mais réussir une comédie d’horreur n’est pas facile et si TerrorVision ne frappe qu’une seule note pendant 85 minutes, au moins il la frappe avec justesse… à l’aide d’un tentacule gluant. 

Citation préférée: «Don’t they know how ridiculous they look?»


Lisez les autres textes de la chronique invitée 13 films d’horreur à (re)découvrir.

Tous les jours du 19 au 31 octobre, Bruno Massé et Catherine Lemieux Lefebvre dévoilent un top 13 des meilleurs films d’horreur méconnus à découvrir, ou à redécouvrir! Lisez la démarche.

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