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[FNC 2021] Earwig: un cauchemar duquel on ne veut pas s’extirper

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Note Horreur Québec

Il est difficile de classer Earwig directement dans le genre horreur puisque le film ne semble pas avoir comme réel objectif de susciter la peur ou le dégoût chez le spectateur. Pourtant, le mot qui s’impose comme étant le meilleur qualificatif pour décrire cette perle est: cauchemar.

Albert Scellic est un quinquagénaire solitaire dont le travail à temps plein consiste à s’occuper d’une fillette recluse, dont le dentier en glace doit être changé à tous les jours. Il s’occupe d’elle, dans le silence très souvent, et l’épie pour s’assurer qu’elle va bien. Mais voilà qu’un jour Albert reçoit l’ordre de faire sortir la petite fille et de la conduire en train à Paris.

Earwig est le troisième long-métrage de la cinéaste Lucile Hadzihalilovic, qui nous a auparavant offert lnnocence et Evolution. Il s’agit toutefois de son premier film tourné en anglais. Co-signé de sa main en compagnie de Geoff Cox (High Life), le scénario est une adaptation du roman de Brian Catting publié en 2019. Bien que simpliste et n’étant qu’un nouveau prétexte pour nous offrir une fantasmagorie cauchemardesque, cette perte de l’innocence qui semble chère à la cinéaste s’y trouve abordé, en plus du thème de l’enfant isolé. Pourtant «Earwig» est le sobriquet de cet homme d’âge mûr, et le récit est centré sur la perte de ses repères. On a parfois l’impression qu’il veille sur cette enfant avec une réelle tendresse, alors qu’on ressent tout de même une certaine menace émanant de l’homme.

Il faut toutefois accepter de plonger dans un univers où tout n’est pas logique et où les questionnements nous laissent souvent en suspens.

La réalisation d’Hadzihalilovic regorge de trouvailles et exploite merveilleusement les décors et ses éclairages clairs-obscurs. Il s’agit, bien sûr, d’un film d’ambiance et le rythme lent devient ici un atout. La cinéaste nous immerge dans une atmosphère d’appréhension et d’inquiétude complètement insaisissable. La demeure semble immense à l’écran et les pièces sont à peine meublées, ce qui instaure une stérilité ou un néant peu accueillant.

La distribution cinq étoiles se plie avec finesse au jeu de la cinéaste. Il faut toutefois mentionner que dans le rôle-titre, l’acteur Paul Hilton (Lady Macbeth) se démarque haut la main.

Au final, un long-métrage vraiment unique que nous avons la chance de découvrir lors de cette édition 2021 du Festival du nouveau cinéma.

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