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[⏪ On rembobine] Leprechaun 2: la fiancé du monstre
Note de recommandation ironique7
4Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
4.2

Attention: La série des Leprechaun ne contient aucun réel bon film. Cela dit, les films ne sont pas à rejeter pour autant. Certains s’apprécient tout simplement sur une autre échelle de valeur plus ironique. Aussi, cette chronique affichera deux notes. Une sera plus objective et l’autre mettra de l’avant l’intérêt risible du film comme argument.

1000 ans après avoir vu ses rêves de mariage détruits par un esclave, le farfadet décide de choisir une nouvelle épouse en Amérique…

Malgré ce qu’indique son nom, Leprechaun 2 n’est pas une suite, mais plutôt simplement une histoire alternative avec le charismatique lutin interprété par Warwick Davis. On a donc droit, entre autres, à de nouvelles règles concernant les pouvoirs magiques du farfadet (qui changeront aussi dans les prochains films) ainsi qu’à de nouveaux traits de personnalité chez lui. On souhaite donc ici la bienvenue aux rimes, qui commencent à prendre de la place dans le vocabulaire du Leprechaun, ainsi qu’au penchant prononcé de ce dernier pour l’alcool et la fumette.

Maintenant pensé dès le départ comme un projet destiné à un public mature, Leprechaun 2 coupe dans ce qui faisait son charme précédemment et installe les prémisses des tropes qu’on associe aujourd’hui avec la saga. En gros, on échange le côté bon enfant et l’ambiance cartoonesque pour du gore et des paires de seins.

La série prend donc avec son second volet un virage un peu plus cynique et commence à se vautrer dans une approche parodique. Fini les hommages au cinéma d’horreur du premier film: ici, tout est tourné à la dérision. Les clins d’œil sont toujours présents, certes, et on a droit à des références claires à certaines icônes du genre ou des plans évoquant Raimi ou Craven tout au long du film. Cependant, là où le premier film gérait cela comme un moyen d’éducation au macabre en restant subtil, le nouveau y va de manière beaucoup trop explicite pour être appréciable. Ça devient de la référence pour de la référence.

Cela dit, le film n’en devient pas plus mauvais pour autant ou du moins, pas moins appréciable à regarder. Oui, on sent la patte des producteurs qui veulent créer un produit de série Z pour adolescents attardés. Cependant, le tout reste tellement sincère dans son côté minable que l’on ne peut que se laisser emporter. Tous les amateurs de mauvais acteurs décrivant leurs actions à haute-voix pendant qu’ils courent pour leur vie sauront apprécier les nombreuses erreurs de logique du métrage. Mention spéciale au personnage de Bridget jouée par Shevonne Durkin qui passe la moitié du film dans la tanière du Leprechaun à se réciter des monologues insipides ainsi qu’à l’oncle Morty, interprété par Sandy Baron, qui remporte la palme du personnage le plus inconstant de la saga. La vitesse de son changement de mentalité par rapport à l’existence des farfadets fait éclater le mur du son.

Cette suite est une leçon improbable qui montre que même avec des intentions mercantiles visant à capitaliser sur la médiocrité d’un métrage, on peut arriver à créer un produit suintant la maladresse involontaire et attachante. En ce sens, la saga Leprechaun n’est pas comme la saga Sharknado ou The Gingerdead Man. On rit parce que tout le monde de l’équipe prend le projet, encore une fois, un tantinet trop sérieusement.

Enfin, tout le monde sauf le génial acteur derrière le maquillage de l’abominable lutin qui, encore une fois, est l’élément essentiel à sauver du film. Le plaisir qu’il injecte dans ce rôle fait de son personnage le rempart qui fera durer l’intérêt pour la série. À mettre entre toutes les mains qui cherchent un véhicule pour jeu à boire ou un divertissement insolite. Un film abyssalement vide, mais très divertissant!

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