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Happy Death Day: Le jour de la mar(morte)
8Note Finale
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Dur lendemain de vieille pour Tree (Jessica Rothe, La La Land). Elle se réveille dans la chambre d’un inconnu, Carter (Israel Broussard, Fear the Walking Dead), le jour de son anniversaire. Ne se souvenant de rien, elle se dépêche à retourner à sa résidence universitaire où elle méprise la plupart des filles vivant avec elle. Se rendant à une soirée, elle se fait attaquer par un tueur masqué et celui-ci réussit à la tuer. Au même moment, elle se réveille encore une fois dans la chambre de Carter pour revivre exactement le même jour et se faire encore une fois tuer. Tree, prenant conscience de ce qui lui arrive, tente alors de démasquer son mystérieux assaillant.

Happy Death Day est un slasher qui combine à merveille frissons et humour. Le concept copié au film Le jour de la marmotte s’applique bien au genre et s’avère rudement efficace. Le film de Christopher Landon (Scouts Guide to the Zombie Apocalypse) n’a pas la prétention de se prendre au sérieux. L’influence de Scream de Wes Craven se fait bien sentir grâce l’autodérision présent dans le scénario de Scott Lobdell (X-Men: Days of Future Past). Les clins d’oeil à d’autres films sont nombreux (Mean Girls, Sixteen Candles), mais le tout reste bien dosé. La première scène impliquant une boîte à musique et la chanson Joyeux Anniversaire fonctionne parfaitement. Qui aurait cru que cette fameuse ritournelle pourrait être aussi angoissante!

Rothe livre une excellente performance. Elle parvient à rendre un personnage au départ antipathique en une protagoniste drôle, attachante et fort sympathique. L’actrice est charismatique et joue avec un plaisir des plus contagieux.

Tout n’est quand même pas parfait. Malgré quelques scènes ingénieuses dans la façon de trouver le tueur, l’ensemble reste cliché. Le dévoilement du tueur masqué, quoique surprenant, ainsi que ses motivations font énormément sourciller. Le résultat donne parfois l’impression que Lodbell a tourné les coins ronds au niveau du scénario. Dans la deuxième moitié du film, Landon adopte un ton plus moralisateur et la subtilité n’est pas au rendez-vous pour nous faire passer le message. Par ailleurs, les amateurs de gore risquent d’être déçus, car la présence de sang y est quasiment inexistante.

Malgré ces lacunes, Happy Death Day demeure un slasher tout à fait respectable. Pas aussi inventif et audacieux qu’un Better Watch Out, mais le spectateur prend un malin plaisir à revivre avec notre héroïne la même journée encore et encore et encore…

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