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13 films d’horreur à (re)découvrir: 12 – Demons (Dèmoni, 1985)

Deux étudiantes universitaires, Cathy (Natasha Hovey) et Sheyrl (Paola Cozzo) reçoivent des billets pour la réouverture du cinéma mythique «Le Métropole». Une centaine de spectateurs assistent à un film d’horreur boboche inspiré des prédictions de Nostradamus. Quand Rosemary (l’excellente Geretta Giancarlo) se transforme en démon et commence à convertir des victimes, la situation dégénère rapidement. Mais qui a barré les portes du cinéma? 

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Produit par la légende italienne de l’horreur Dario Argento (Suspiria), Lamberto Bava réalise un scénario écrit par non moins de 4 auteurs. Argento venait de produire le classique Dawn of the Dead de George A. Romero et voulait continuer dans la veine. Tandis que le récit décousu a déplu aux critiques, le film a été un succès commercial. Néanmoins, c’est un projet moins connu d’Argento et de Bava et il demeure somme toute obscur.

Pourquoi on l’aime

On ne va pas tant vers le cinéma d’horreur italien pour la cohérence du scénario, mais plutôt pour le style, l’originalité et le suspense. En ce sens, Demons est hautement réjouissant. 

Une des qualités du film est certainement son intensité pure. La tension est maintenue du début à la fin: ce sont les cris, les scènes de combat, le (faux) sang qui coule à flots… Il semble que nos pauvres spectateurs n’aient pas une minute de répit et nous non plus.

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Il faut le dire, Demons est franchement épeurant. Les créatures sont infectieuses comme des zombies: une simple égratignure et c’est foutu. Mais elles sont plus fortes, malignes, absolument effroyables (un peu comme les deadites de la franchise Evil Dead).

Le cinéma est remarquablement bien exploité comme lieu et c’est assez rare qu’un film d’épouvante fasse jouer la spatialité en sa faveur. C’est notamment le cas lorsque les spectateurs arrachent des bancs pour se barricader au balcon. Leurs choix et tactiques aident à vendre le suspense et on se demande ce qu’on ferait à leur place.

Pour une fois, les personnages féminins ne sont pas complètement accessoires, bien que parfois un peu hystériques. Peut-être parce qu’on associe souvent les films d’horreur italiens à ceux de Lucio Fulci où les femmes ont toute l’agentivité des plantes vertes. Il y a encore du chemin à faire ici, mais c’est au moins rafraîchissant de les voir proactives… infectées ou non. 

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Saluons enfin la trame sonore métal/rock kickass et la musique de Claudio Simonetti (du groupe Goblins). Certaines séquences d’action brillent tout simplement avec les riffs de guitare. Yeah!

(Aussi, petit clin d’œil à l’usage de la canette de coca-cola, sans vendre la mèche, si vous voyez le film, expliquez-nous comment la corporation Coca-Cola n’a pas poursuivi le studio pour atteinte à l’image!)

Notre citation préférée: «I’ll be awake all night after this.»


Lisez les autres textes de la chronique invitée 13 films d’horreur à (re)découvrir.

Tous les jours du 19 au 31 octobre, Bruno Massé et Catherine Lemieux Lefebvre dévoilent un top 13 des meilleurs films d’horreur méconnus à découvrir, ou à redécouvrir! Lisez la démarche.

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