Critique: A Cure For Wellness

7.5

A Cure For Wellness fait partie des films d’horreur les plus attendus de l’année 2017. La première bande-annonce du film a secoué la blogosphère avec ses images léchées et alléchantes, faisant transpirer la crack de fesses de tout esthète cinéphile qui se respecte.

Le film nous conte l’histoire de Lockhart, un jeune cadre particulièrement ambitieux qui est envoyé par ses patrons dans un spa situé au coeur des Alpes suisses pour y retrouver un collègue ayant disparu. Les employés de l’institut lui diagnostiquent alors le même mal que tous les patients et il devra se soumettre aux étranges traitements de l’endroit.

La première chose qui frappe est sans l’ombre d’un doute l’aspect visuel du film. La direction de la photographie, les costumes, les décors et et le casting forment un ensemble hyper cohérent qui offre une ambiance unique à la croisée entre un Shutter Island et certains éléments architecturaux de Suspiria. Les carrelages verdâtres et blancs d’un autre temps, les peintures défraîchies, les instruments médicaux sinistres, les faciès durs et anguleux — toutes ces choses plongent le spectateur dans une atmosphère d’opulence malsaine et étouffante, dans un cadre alpin pourtant vivifiant. Je recommanderais à quiconque de profiter de la sortie en salle de ce film pour profiter pleinement de ces visuels qui valent clairement le détour. C’est un film fait pour le grand écran.

En ce qui concerne le scénario, le squelette de l’intrigue de A Cure For Wellness est calqué sur beaucoup de ces films mi-thriller, mi-horreur tels que Shutter Island que je mentionnais plus haut, mais aussi The Ring du même réalisateur: le personnage principal découvre que quelque chose ne tourne pas rond quelque part, il fourre son nez dedans, les pièces du puzzle lui tombent toutes crues dans la bouche les unes après les autres et il finit par se retrouver lui-même victime de ce sur quoi il enquêtait. En soi, le film qui semblait vendre un contenu riche et un peu fucké offre finalement une structure générique, ce qui n’est pas sans décevoir. Peut-être me suis-je fait de trop grandes attentes mais lorsque l’on observe de plus près la filmographie de Verbinski, on réalise alors que rien ne prédisait quoi que ce soit d’original: The Ring, Pirates of the Caribbean, The Lone Ranger… que du cinéma américain à gros budget et un peu trop convenu. L’on se contentera de blâmer alors le monteur ou la monteuse des bandes-annonces qui tenta de nous faire croire que A Cure For Welness offrirait un film narrativement étrange et intéressant.

Dans le fond, on réalise bien assez vite que A Cure For Wellness tire sa singularité et son intérêt d’un production design très bien pensé qui semble faire de l’ombre à une réalisation qui aurait pu être accomplie par n’importe qui. Mais ce n’est pas non plus parce que le scénario est générique que le film est ennuyant — bien au contraire. Il nous arrive de prendre plaisir à se laisser emporter par ce genre d’histoires, surtout lorsque les images sont amplement capables de nous envelopper dans de telles atmosphères. Le film demeure alors une jolie réussite dans l’ensemble, si tant est que l’on ne place pas ses attentes au niveau de trailers qui annoncent un peu trop haut et fort «from visionary director Gore Verbinski».

A Cure For Wellness sortira en salle le 17 février 2017.

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