Obsession 01

[Critique] « Obsession » : un amour maladif, pour le meilleur et pour le pire

Il y a trois types de vœux que le génie dans Aladdin ne veut pas exaucer : tuer quelqu’un, ressusciter les morts et… forcer quelqu’un à tomber amoureux. Force est de constater que cette dernière règle est très importante en visionnant le long métrage Obsession de Curry Barker, tellement les conséquences d’un tel vœu sont dramatiques.

Secrètement amoureux de sa collègue Nikki (Inde Navarrette), Baron (Michael Johnston) ne parvient pas à trouver le courage pour lui avouer ses sentiments. Lors d’une visite d’une boutique ésotérique afin d’acheter un collier à Nikki, Baron trouve un petit bâton qui, selon l’emballage, permet de réaliser un vœu lorsqu’on le brise. Désespéré, il fait donc le vœu que Nikki l’aime plus que tout au monde. Malheureusement pour lui, son souhait se réalise, Nikki devenant totalement obsédée.
Obsession poster

Grâce à son prétexte fantastique, Obsession ne parle pas seulement d’amour maladif, mais également de la maladie en amour. Nikki adopte rapidement un comportement bizarre, voire inquiétant lorsqu’elle tombe amoureuse de Baron, bien malgré elle. Si cela est évidemment le moteur principal de l’aspect horrifique du film, difficile de ne pas y voir un sous-texte sur les difficultés qu’un couple peut vivre lorsque l’un des deux a des problèmes de santé mentale.

Si la réalisation de Curry Barker est efficace et inventive, l’actrice Inde Navarrette contribue grandement à la réussite du film. Sa performance est remarquable, passant d’une émotion à une autre en quelques secondes, des émotions parfois extrêmes et qui, au détour d’une scène clin d’œil à The Exorcist, font également penser à une possession démoniaque. Une prestation hallucinée qui rappelle celle de Toni Collette dans Hereditary ou encore d’Emma Stone dans Bugonia. Une carrière à surveiller, donc.

Du côté de Michael Johnston, l’acteur parvient à susciter de l’empathie, bien qu’il soit responsable de la situation. C’est d’ailleurs entre autres sa culpabilité concernant l’état de Nikki qui le maintient dans cette relation extrêmement toxique. Ce personnage est aussi en bonne partie responsable de l’humour qui est injecté dans le film, entre autres grâce à ses réactions amusantes face au comportement aussi absurde qu’effrayant de Nikki.

OBS FP 00073 R

Mais malgré cette note humoristique, la peur est bien au rendez-vous dans Obsession. Pas seulement à cause des quelques jump scares parsemant le film et du comportement profondément menaçant de Nikki, mais une peur également nourrie par l’aspect réaliste du récit. Car, devons-nous le rappeler, des personnes obsessives, possessives, voire violentes en amour ne relèvent pas uniquement du fantastique…

Dans les salles québécoises, dès aujourd’hui.

Obsession | Official Trailer
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Pour les fans...
De dark romance
De trucs bizarres
4
Note Horreur Québec

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