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[Critique] «Orphan: First Kill»: on succombe tous face à Esther

Depuis son annonce et sa mise en chantier, Orphan: First Kill (L’orpheline: Les origines du mal) est devenu ce titre que les fans du premier opus redoutaient de voir. Il faut comprendre que l’intensité du film original venait, en partie, du fait que l’actrice Isabelle Fuhrman était une véritable fillette. Treize ans après avoir découvert le terrible secret de la jeune Esther, comment imaginer un prequel avec la même comédienne, maintenant âgée de 25 ans? Par ailleurs, le synopsis ne semblait proposer qu’un calque du film de 2009, et la nouvelle de sa sortie directement en vidéo sur demande ne présageait rien de bon non plus. Mais qu’en est-il réellement?

Quelque temps avant les événements du premier film, Esther réussit une évasion sanglante d’une institution psychiatrique en Lituanie. La jeune femme aux apparences de fillette se fait transporter aux États-Unis, et parvient à se faire passer pour l'enfant disparu d’un couple fortuné.
Orphan First Kill

Les nombreux critiques qui s’étaient amusés à malmener le premier film vont s’y donner à cœur joie. Cette finale, qu’ils jugeaient absurde, nous révélant qu’Esther avait un trouble hormonal rare retardant sa croissance physique atteint presque une forme d’ironie dans cet antépisode puisque, malgré les subterfuges pour nous y faire croire, Esther ressemble à une femme dans la vingtaine. Le travail demeure irréprochable aux niveau des effets spéciaux, mais il faut comprendre que cela fait maintenant plus de deux ans que le spectateur a en tête ce détail, et malgré l’efficacité de certains effets numériques, les effets de perspectives et les doublures d’enfants pour les plans de dos sont certes visibles, si on veut les voir.

Pourtant, pour le véritable amateur d’horreur, Orphan: First Kill a quelque chose à offrir. Il va sans dire qu’il s’agit d’un plaisir coupable puisque le détracteur pourrait y relever une série de faux pas, mais il nous reste qu’à le plaindre. Contrairement à son séjour chez les attachants Coleman, Esther est recueillie cette fois par une famille plus distante. Les Albright sont friqués, mais sont davantage snobinards et hautains. Un dîner de gala réussi semble prendre le dessus sur les tourments possibles de leur fille récemment retrouvée. Juste comme on pense que le scénario va s’empêtrer honteusement dans les pas du premier film, voilà qu’on nous propose une pirouette narrative des plus jouissives, qui donne un tout autre ton au long-métrage.

La réalisation de William Brent Bell (The Boy) assume pleinement le statut du film, sans pour autant avoir cette verve effroyable qu’avait Jaume Collet-Serra lors des scènes de meurtres du premier film. Pour compenser, la photographie de Karim Hussain un climat austère à l’ensemble qui accentue certains malaises.

Isabelle Fuhrman reprend avec efficacité le rôle de l’orpheline diabolique, alors que Rossif Sutherland (Possessor) est très touchant en père perturbé. Égale à elle-même, Julia Stiles est crédible en mère froide.

Si Orphan: First Kill est loin d’être un film mémorable, le résultat demeure extrêmement divertissant, et parions que certaines de ses surprises vous resteront en tête pour un moment. Disons-le, la simple utilisation de la chanson Maniac de Micheal Semballo dans une scène montrant Esther au volant, et assumant pleinement son âge, vaut le visionnement.

Note des lecteurs13 Notes
Points forts
Le scénario rempli de surprises
Le jeu de l'actrice principale
La photo somptueuse de Karim Hussaim
Points faibles
Certains clichés
3.5
Note Horreur Québec

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