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[Critique] The Haunting of Bly Manor: l’amour des autres et la mort de soi

Note des lecteurs5 Notes
3.5
Note Horreur Québec

Après le chef-d’oeuvre qu’était The Haunting of Hill House, les attentes étaient très élevées. The Haunting of Bly Manor est-il aussi excellent?

Cette fois, on nous plonge dans les années 1980. Dani, une jeune fille au pair des États-Unis, est engagée pour s’occuper des orphelins Miles et Flora qui résident au manoir Bly en Angleterre avec le chef cuisinier Owen, la femme de ménage Hannah et la jardinière Jamie. Mais les murs du manoir historique cachent des secrets qui seront peu à peu dévoilés.

The Haunting of Bly Manor est une histoire d’amour gothique librement inspirée du roman The Turn of the Screw par Henry James, mais aussi d’autres oeuvres de l’auteur qui n’ont jamais été adaptées jusqu’à maintenant.

The Haunting of Bly Manor affiche NetflixMike Flanagan a lui-même expliqué qu’il souhaitait faire un rapprochement entre les fantômes du manoir et les relations amoureuses, «comment chacun de nous, quand on tombe amoureux, donne naissance à un fantôme, quelque chose qui va nous suivre pour le reste de nos vies», a-t-il déclaré dans une vidéo behind the scenes de Netflix.

Si Mike Flanagan est aussi le créateur de la série The Haunting of Bly Manor, il a confié l’écriture et la réalisation de la majorité des épisodes à d’autres. Il faut comprendre que le cinéaste s’était énormément investi dans The Haunting of Hill House, au point où il ne tenait plus qu’à un fil, comme il l’a expliqué lors d’une discussion diffusée en ligne pendant le Festival Fantasia 2020. Il a donc dû apprendre à lâcher prise, ce qui ne s’est pas fait sans conséquences.

Le mystère que tente d’entretenir The Haunting of Bly Manor crée une distance entre le spectateur et les personnages qui ne sert en rien son récit. Les émotions des personnages semblent moins intenses, moins brutes que celles auxquelles nous avons été confrontés dans The Haunting of Hill House. Et en insistant sur ces mystères, trop faciles à deviner pour les spectateurs, la série donne l’impression de s’étirer inutilement pour offrir neuf épisodes inégaux.

L’écriture et la réalisation semblent parfois malhabiles, certainement plus faibles que The Haunting of Hill House. On ne nous offre aucun élément vraiment effrayant, aucune frousse bien ressentie, aucun saut bien réussi, aucune image aussi marquante que la Bent-Neck Lady. Heureusement, on peut se réjouir des performances si justes de la jeune Amelie Bea Smith ainsi que de la muse et conjointe de Mike Flanagan, Kate Siegel.

Mais malgré ces quelques déceptions, The Haunting of Bly Manor se rattrape à la toute fin en plongeant dans l’essence même de la série. On arrive enfin à créer un lien avec certains personnages à travers une mélancolie douce-amère qui ne sera étrangère à personne. La finale pourrait même vous hanter et rester avec vous un bon moment, comme un fantôme. Mais ce ne sera pas pour avoir provoqué une frayeur, ce sera pour vous avoir touché en plein coeur.

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