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[Critique] The Little Things: une roue qui tourne sans véritable réinvention

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Note Horreur Québec

Un policier d’âge mûr est mandaté de manière non officielle par un sergent de Los Angeles pour enquêter sur une histoire de tueur en série.

The Little Things (Une affaire de détails) arrivait cette semaine en vidéo sur demande premium, en promettant presque d’être le nouveau Seven ou The Silence of the Lambs. Si telles sont vos attentes, vous risquez de tomber de haut, puisque malgré de nombreuses qualités, The Little Things ne deviendra aucunement une sommité pour le genre. Il faut également oublier l’espoir d’y percevoir un film à thèse, comme le fut le percutant Zodiac de David Fincher.

The little things affiche filmOn ratisse une sphère beaucoup plus commerciale et préfabriquée, qui rappelle avec bonheur la multitude de thrillers plus génériques qui paraissaient chaque semaine dans les années 1990. Le réalisateur et scénariste John Lee Hancock (The Highwaymen) aurait écrit le film il y a près de 30 ans, et la mode de l’époque se ressent dans le style et la répétition de certains poncifs de cette décennie. On pourrait pardonner quelques éléments photocopiés si le scénario tentait de nous donner un minimum de tension.

Bien sûr, l’enquête n’est pas déplaisante à suivre, mais pourrait sortir d’un feuilleton policier comme Criminal Minds ou The Mentalist, alors que l’étendue d’un long-métrage de 127 minutes offrait davantage de possibilités pour nous tenir en haleine. Dès que le récit s’incruste dans la psychologie de ses personnages, c’est pour plagier passivement certains passages provenant de films plus étoffés.

Malgré tout, le fan de polars risque d’y trouver un certain plaisir. Une fois qu’on accepte la désillusion d’y découvrir un nouveau chef-d’œuvre, il serait faux de dire qu’on ne s’amuse aucunement. La nostalgie des années 1990 aide certainement, mais la réalisation de Hancock est fort adéquate. On se laisse aller sur la vague sans vraiment regarder notre montre, mais le déferlement ne vole pas bien haut.

En revanche, la distribution est impeccable. Si Denzel Washington et Rami Malek sont très nuancés en enquêteurs, la palme revient tout de même à Jared Leto. Habité et inquiétant au possible dans le rôle du suspect numéro un, l’acteur profite de ses trop courtes apparitions à l’écran pour éclipser ses co-vedettes.

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