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[Critique] «Tremors: Shrieker Island»: oubliable balade au Predator Park

Note des lecteurs1 Note
2.5
Note Horreur Québec

Déjà sept films (et une série télé!) pour cette franchise comico-horrifique lancée en 1990, avec un premier volet mettant en vedette nul autre que Kevin Bacon. 30 ans plus tard, qu’est-ce qui reste de l’original dans ce Tremors: Shrieker Island? Ces géantes créatures (initialement des vers des sables empruntés à Dune) qu’on appelle les graboids (à cause de leur bec en forme de crochets) sont évidemment de retour, tout comme l’humour de type bon enfant typique à la franchise, ainsi que l’incontournable personnage de ce moustachu dur à cuire qu’est Burt Gummer, interprété une fois de plus par le sympathique Michael Gross, qui fut la star de la populaire sitcom Family Ties entre 1982 et 1989 (qui fit connaître Michael J. Fox).

Tremors 7 affiche filmAprès un sixième film passé dans un glacial Nunavut, on se retrouve maintenant sur une île aussi paradisiaque que tropicale (le film a été tourné en Thaïlande à la fin 2019) rappelant le Lagon Bleu, avec une bande de touristes fortunés en manque de sensations fortes (mené par des mercenaires peu inspirés, dont une couple de Lara Croft à deux piastres et un wannabe David ‘Kill Bill’ Carradine fatigué) en voyage de chasse pour casser du graboid. Après que débarque une troupe de scientifiques (incluant un Jon ‘Napoleon Dynamite’ Heder en chemise hawaiienne, le second violon remplaçant Jamie ‘Scream’ Kennedy qui jouait le comique de service dans les deux précédents volets), tout part en couille.

Lorsque les gros vers et leur progéniture (de très voraces shriekers, dont les cris stridents paralysent leurs victimes) se mettent à trucider de l’humain, ils n’ont d’autres choix que d’aller sortir de sa retraite (comme dans Rambo 4) un Burt en chest aussi hirsute que trop bronzé, afin d’éradiquer cette monstrueuse menace, à grands coups de scie mécanique, de lance-flammes et autres bâtons de dynamite.

On aurait pardonné les références peu subtiles à des classiques du creature feature (comme Jurassic Park et Aliens) si cet épisode du ‘Burt Gummer show’ nous avait fait rire et surtout s’il nous avait offert plus de beau gore qui tache: ça se passe plutôt principalement hors-champ, avec au mieux quelques giclées de faux sang (et du CGI pas toujours convaincant). La plupart du temps, les dialogues tombent hélas à plat (car bourrés de clichés), livrés par des acteurs mal dirigés par l’abonné aux suites Don Michael Paul, de retour dans le siège du réalisateur pour une troisième fois d’affilée.

Qui plus est, le pillage éhonté que subit Predator est assez ardu à avaler: en plus des personnages qui le mentionnent plusieurs fois, on lui a aussi «emprunté» ses personnages ultra-typés, son décor luxuriant, sa mitraillette d’assaut et même sa putain de vision thermique… c’en est gênant. Bref, ce dernier Tremors pourrait bien être le point final de cette absurde (et pourtant souvent divertissante) franchise. Parfois, il faut penser arrêter de presser le citron avant d’avoir l’air un peu trop con, non?

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