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Delirium: ces inquiétantes maisons
6Note Finale
Note des lecteurs: (8 Votes)
6.4

Retournant vivre seul au manoir familial après vingt ans d’incarcération, un homme assigné à domicile doit faire face aux démons de son passé. Au-delà de mauvais souvenirs, une présence inquiétante se fait vite ressentir.

Dans ses primeurs de la semaine, Netflix nous proposait Delirium, le nouveau film du cinéaste Dennis Iliadis, qui nous avait offert en 2009 le remake de The Last House on the Left. Les productions Blumhouse se sont même associées à Leonardo DiCaprio, qui agit ici à titre de producteur, pour nous livrer ce long-métrage.

Le scénario de Delirium manifeste une prémisse écaillée depuis longtemps. Le retour au bercail dans une demeure sinistre est une idée qui a rempli plus d’un guichet. Le scénariste pige aussi dans les clichés les plus usuels, comme les portes qui grincent ou même des bruits étranges à l’étage. Dommage qu’on peine à y greffer certains détails ou dialogues pouvant justifier les éléments les plus forcés du récit. Il n’en reste pas moins que ces thèmes usés ont fait leurs preuves et s’ils sont bien utilisés, ils amènent toujours un lot de scènes mémorables. Qui n’aime pas ces vieux classiques de Roger Corman avec de lugubres manoirs, des toiles d’araignée, et des grincements étranges? Il y a donc une partie de notre être heureux de renouer avec ce leitmotiv, même s’il ne nous rassasie pas entièrement.

Delirium s’impose à nous dès son ouverture à cause de sa réalisation énergique, qui fait même oublier certains illogismes de l’intrigue. La force du cinéaste provient, en premier lieu, de son utilisation des décors pour créer une tension. Présentant d’abord l’habitacle comme paradis terrestre, la mise en scène déchire lentement cette image pour transformer le palais en cauchemar.

Iliadis ne se débrouille pas si mal non plus pour diriger des acteurs. Topher Grace semble né pour jouer ce rôle. Donnant tantôt l’impression d’être un tueur sadique, et par la suite, une victime que l’on traque, l’acteur y joue avec conviction. Dans un second rôle, Patricia Clarkson brille comme à son habitude.

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