[Entrevue] Jean-Philippe Langlois et son grindhouse québécois The Impalers

Nous apprenions récemment qu’un nouveau film québécois d’exploitation rempli de gore, de motards et de bagnoles cool allait prochainement atterrir dans le décor des cinéphiles de genre. Ce fut donc un grand plaisir pour nous de discuter avec Jean-Philippe Langlois, qui signe avec The Impalers son premier long-métrage!

Si la passion est une vague, il semble que l’équipe derrière le film soit experte pour faire du surf. En effet, la bande d’amis semble avoir été très investie pour que le rêve du cinéaste se concrétise. Sachez que le film aura besoin du soutien des fans lors d’une prochaine campagne de financement.


Horreur Québec: Tu affirmes ta passion pour le cinéma d’exploitation, alors dirais-tu que The Impalers sera un pur film d’exploitation ou une parodie du genre?

Jean-Philippe Langlois: C’est davantage inspiré des films d’exploitation qu’une parodie. C’est sérieux, mais en même temps on se fait du fun.

HQ: Peux-tu nous parler du budget et du processus de création?

JPL: Je travaillais au salaire minimum et j’ai ramassé mon argent. Mon directeur photo a aussi investi dans le projet. On a peut-être mis 2000$ pour nous deux. Les autos sont un prêt de mon beau-père. Plein d’amis ont contribué.

Jean-Christophe Tremblay et moi avons une compagnie de vidéo. Ça fait environ un an que je travaille avec lui chez Chromascope Media. Il possède des caméras, des trépieds et plein d’équipement. Je lui ai proposé de faire un film, ce que j’avais toujours voulu faire, et il nous a proposé gratuitement son équipement. Une autre connaissance est venue avec son drone pour filmer des plans aériens.

On n’a pas vraiment écrit de scénario. On se rendait dans le bois et on improvisait. On construisait les actions. J’avais une idée de ce que je voulais. J’ai emprunté des autos et j’ai regroupé des vieux manteaux de cuir.

The Impalers film

HQ: Qu’est-ce qui t’attire dans le créneau du film d’exploitation?

JPL : C’est pure et c’est raw. On nous montre des choses qu’Hollywood ne veut pas nous montrer. Il y a quelque chose de plus que dans les autres films, je trouve.

HQ: Tu parles de faire financer ton projet, mais il semble tourné en partie. Peux-tu nous en dire plus?

JPL: Nous avons plusieurs activités de financement prévues, comme la campagne Indiegogo, et nous comptons également demander des subventions. Nous avons filmé tout l’été. Nous avons environ 45 minutes. J’aimerais en ajouter au moins 30 de plus pour pouvoir affirmer qu’il s’agit d’un long-métrage. Il reste la partie intérieure à filmer, qu’on ferait après notre subvention. Si ça ne marche pas, nous allons continuer tout de même, mais ça aiderait grandement. On souhaite pouvoir payer des lentilles, des repas à notre équipe et payer nos acteurs.

HQ : Aimerais-tu que ton film soit terminé pour le prochain Fantasia?

JPL: J’aimerais ça. Nous sommes deux qui faisons tout, donc c’est dur à dire si nous aurons terminé à temps. Nous faisons des vidéos pour des événements et des corporatifs, en plus d’autres travaux et nous travaillons à chaque jour sur le film.

HQ: Les scénarios sur les films d’exploitation se fondent en général sur des tabous. Est-ce qu’il y en a un qui est prédominant dans ton long-métrage?

JPL: Nous montrons un monde cruel, sans véritables gentils. Évidemment, c’est un monde d’anti-héros: on montre une société en marge. Je me suis toujours un peu senti parmi eux. J’ai toujours été marginal et je pense que j’ai injecté un peu de ça dans le film. Il y a aussi plusieurs idées ou manières de penser qui sont de moi.

HQ: Le cinéma d’exploitation reprend modestement des idées qui ont marchés provenant des gros studios. Par exemple, Jaws a donné naissance à la sharksploitation. Est-qu’il y a un film à grande échelle qui a inspiré ton travail?

JPL : Je me suis plus inspiré des petits films, car c’est ceux que j’aime. Je ne reprends pas vraiment de formule issue de gros blockbusters. J’aime les blaxploitation et plusieurs films avec Charles Bronson.

HQ: Est-ce que ton film va s’inscrire dans l’un des sous-genres du cinéma d’exploitation que l’on connait? Est-ce que ça converge vers le nazisploitation, sexploitation, rape and revenge ou autres?

JPL : Je dirais que c’est avant tout inspiré par les blaxploitation. J’aime aussi ceux qui se passent dans l’entourage des motards. J’ai quand même une moto dans mon film. Au Québec, on n’a pas assez de films raw. J’ai bien aimé La loi du cochon et Hochelaga, mais moi, je veux me sentir punché, choqué, quand je regarde un film.


Nous souhaitons la meilleure des chances à l’équipe lors de la continuité du tournage.

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