[Entrevue] Plongez dans le noir de The Dark avec l’acteur Toby Nichols

Depuis sa projection l’été dernier à Fantasia, on surveillait grandement la sortie de The Dark et pour cause: le titre s’est retrouvé dans mon top 10 des meilleurs films d’horreur de 2018 ainsi que dans celui d’Éric Arseneault. Inutile donc de vous répéter combien on vous le recommande.

C’est finalement aujourd’hui que vous pourrez voir le premier long-métrage du cinéaste Justin P. Lange, maintenant disponible en DVD et vidéo sur demande. Pour l’occasion, on s’est entretenu avec l’acteur Toby Nichols, qui interprète le rôle d’Alex dans le film, un adolescent qui ne l’a pas eu facile:


Horreur Québec: Le personnage que tu joues, Alex, aurait pu avoir son propre film. On ne sait pas d’où il vient, mais on imagine qu’il a dû vivre un véritable enfer. Avais-tu toute son histoire en tête lorsque tu l’incarnais? Est-ce que Justin t’as donné certaines pistes sur son passé?

Toby Nichols: Justin m’a effectivement donné beaucoup de pistes à ce sujet. Il m’a raconté ce à quoi il avait pensé et ensuite, nous avons développé ou improvisé certaines portions de son histoire ensemble, lorsque nous tournions les scènes. Justin savait quelle personnalité il voulait donner à Alex et à partir de ça, j’ai imaginé ce qui avait pu le transformer ainsi et ce qui a pu le blesser pour qu’il ait autant besoin de se protéger.

HQ: Nous avons eu la chance de discuter avec Justin lors de son passage à Fantasia cette été et il nous a raconté que tu avais insisté pour garder les yeux bandés pendant tout le tournage, pour rester dans le personnage. Ça a dû être toute une expérience! Pendant combien de temps avez-vous tourné?

TN: Nous avons tourné pendant 3 semaines. Quand j’arrivais sur le plateau le matin, ils appliquaient la prothèse sur mes yeux. Ça prenait environ 45 minutes. Je m’endormais durant ce temps et quand je me réveillais je ne pouvais plus rien voir! Ça n’a jamais été vraiment difficile, c’était seulement une nouvelle expérience. Je m’y suis habitué. Ça m’a beaucoup aidé à me sentir isolé. Je ne voyais pas l’équipe de tournage, c’était comme si j’étais seul avec Mina (Nadia Alexander).

HQ: Et tu as réussi à créer une magnifique connexion avec elle, appréciable à l’écran.

TN: Nous nous sommes bien entendus assez rapidement. Le défi d’être aveugle pendant le film et pour le personnage, c’était de jouer mes émotions sans mes yeux. Quand on joue avec les yeux, c’est plus facile de révéler du sous-texte, comme démontrer que le personnage est fâché ou triste, etc.

HQ: Comment c’était de travailler avec Justin?

TN: C’est tellement un bon scénariste. J’étais vraiment excité quand j’ai eu le rôle parce que j’aimais tellement le script d’audition. Après j’ai pu lire le scénario complet et j’ai trouvé ça absolument dément. Travailler sur un personnage aussi complexe est intimidant, mais c’est aussi un défi amusant. J’étais vraiment reconnaissant qu’il me choisisse pour ce rôle et j’ai découvert en travaillant avec lui que c’était vraiment un gars cool. Nadia, lui et moi étions cet espèce de trio avec plein d’insides et de blagues. Nous avons vraiment passé un bon moment sur le plateau.

HQ: The Dark était certainement un plateau plus intime. Tu as eu la chance d’avoir de petits rôles dans des séries d’horreur comme American Horror Story et Salem, et on peut également te voir dans Iron Fist sur Netflix. Comment c’était de te retrouver sur de grosses productions comme celles-ci?

TN: Il y a une grande différence et j’aime énormément ces deux types de plateaux différents. Sur un gros plateau, ce n’est pas très personnel. On parle avec le directeur artistique et quelques-uns des autres acteurs, mais on ne connecte pas vraiment le réalisateur ou les producteurs. Peut-être lorsque tu as un premier rôle, mais pas dans mon cas. Ce qui est amusant, c’est de se retrouver au milieu de ces décors incroyables. Sur Iron Fist, j’étais à l’intérieur d’une cabine d’avion hydraulique qu’ils avaient construite. Elle tournait dans tous les sens à 45 degrés car l’avion s’écrasait. C’était fou! Pour Salem, ils ont construit une ville complète dans laquelle on tournait.

Sur les plus petits plateaux, il y a 40-50 personnes et tu apprends vraiment à les connaître au fil des semaines. C’est ce qui rend la choses spéciale. C’est pour cette raison que j’aime les deux univers.

HQ: Est-ce que c’était plus difficile sur le plateau de The Dark, comme la plupart des scènes étaient tournées à l’extérieur?

TN: Pas plus qu’à l’habitude. Le froid pouvait être difficile parfois et j’ai peut-être trébuché sur une branche à une ou deux reprises, mais je pense que personne ne m’en tiendra rigueur. [rires]

HQ: J’ai lu sur ta page IMDb que dans Salem, tu as dû courir avec un poulet dans les mains pendant plusieurs heures [rires]! Peux-tu nous en parler un peu plus?

TN: Oui, j’ai dû le faire pendant toute une nuit pratiquement. Mon personnage volait un poulet et je devais courir dans toute la ville dans des talons-hauts du 18e siècle pour garçon dans une rue pavée. Je devais littéralement apprendre à courir de cette façon. Je jouais au soccer à l’époque alors j’étais en forme pour la scène, heureusement. [rires]

HQ: Es-tu un fan de films d’horreur?

TN: J’aime les films d’horreur. Je n’en ai pas vu tellement parce que je suis un peu ébranlé à cause de mon petit frère qui m’a forcé à voir Paranormal Activity et Sinister. Ces films étaient très effrayants pour moi. Quand l’histoire est bonne, ça aide. Chaque fois que je vois un film comme Sinister avec un personnage effrayant, je ne peux pas me regarder dans le miroir pendant 3 semaines de peur qu’il surgisse derrière mon épaule! [rires]


Lisez également notre critique de The Dark ainsi que notre entrevue avec le cinéaste Justin P. Lange.

Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.