les suggestions du staff septembre 2020

Les suggestions du staff — septembre 2020

Juste avant les sorties attendues d’octobre, les rédacteurs d’Horreur Québec vous partagent leurs dernières découvertes côté science-fiction, found footage, jeux vidéo, séries B et cinéma coréen pour les suggestions du staff de septembre 2020:


Jean-François Croteau

Antiviral (2012) de Brandon Cronenberg

En attendant la sortie de Possessor, j’ai eu envie de revisiter le premier film de Brandon Cronenberg, Antiviral. Il s’agit d’un film de science-fiction canado-américain écrit et réalisé par le fils du cinéaste nous ayant donné The Fly et Naked Lunch. La période de la pandémie actuelle est tout à fait adéquate pour un pareil long-métrage. Des gens se dirigent dans une clinique pour se faire injecter les maladies contractées par leurs vedettes préférées pour ressentir une proximité avec ces derniers. Si l’ensemble était déjà perturbant à la sortie du film en 2012, je vous assure que cette histoire de marchandage de virus atteint une nouvelle résonance. Le visuel du film est poli comme une pierre précieuse, le contraste entre les décors maculés et les fluides corporels qu’on expulse favorisent le dégoût.


Donald Plante

Notzilla (2020) de Mitch Teemley

Notzilla est le film parfait pour les amateurs de monstres qui veulent se marrer avec une bonne comédie de série B. Cette parodie de Godzilla raconte l’histoire d’un scientifique japonais dans les années 60 qui relâche accidentellement un oeuf de monstre aux États-Unis. Ce dernier tentera de protéger la population, mais également la créature des forces militaires. Le problème avec Notzilla, tel un mogwaï dans Gremlins qui ne doit pas manger après minuit, c’est qu’il doit rester loin de l’alcool qui le rend gigantesque. L’humour y est absurde, les personnages ridicules et on n’a pas peur de briser le quatrième mur. On nous promet déjà des «suites» qu’on mentionne dans le récit et qu’on espère voir se concrétiser, car avouons-le, Notzilla est tout simplement adorable et on pourrait le voir affronter d’autres monstres, comme Godzilla a pu le faire tout au long de sa filmographie. Notzilla est disponible en Blu-ray ainsi que sur Amazon Prime Video.


Chloé Leclerc-Gareau

Butterfly Kisses (2018) d’Erik Kristopher Myers

Une femme trouve, cachée dans son sous-sol, une boîte à chaussures remplie de mini-cassettes qui contiennent les images brutes tournées par deux étudiants lors d’un projet sur Peeping Tom, une légende urbaine de la région. Son gendre, un cinéaste plutôt antipathique, décide d’en faire un documentaire. Voyant qu’on met en doute son honnêteté, il engage une équipe de tournage pour le filmer lors de ses recherches.

J’adore les faux documentaires et les bons found footage et ce film combine élégamment les deux genres à l’aide d’une agile mise en abîme. Les effets ne sont pas grandioses, mais ils sont efficaces, et le film remet constamment en question la crédibilité de chaque personnage ainsi que les images du Peeping Tom. L’utilisation de plusieurs équipes de tournages permet une évolution des personnages en dehors de la caméra, et alors que les tensions montent et que la confiance s’effrite, le spectateur en vient lui-même à se demander si Peeping Tom existe vraiment, ou si ce n’est qu’un habile canular.

Je vous invite à découvrir la légende d’un boogie man bien particulier dans cette petite perle bien cachée. Mais d’abord, armez-vous de gouttes oculaires, parce que cligner des yeux pourrait vous être fatal…


Jason Paré

West of Dead (2020) de Upstream Arcade et Raw Fury

J’ai (un peu) abandonné ma console pendant l’été, mais avec l’arrivée de l’automne (et de la deuxième vague), je suis à la recherche de nouveaux jeux pour passer le temps. Disponible depuis trois mois sur Steam et X-Box One (et depuis août sur la PS4), le shooter West of Dead comble bien ce besoin. Le joueur y incarne un cowboy mort-vivant affublé d’un crâne squelettique enflammée, à l’instar du super-héros Ghost Rider. Errant dans une petite ville du Wyoming du nom de Purgatory, William Mason – notre avatar – flingue tout ce qui bouge dans l’espoir de trouver la rédemption. C’est Ron Perlman en personne qui fait la voix de Mason; un choix judicieux, tellement son timbre est parfait pour renforcer l’ambiance voulu par les concepteurs du jeu. Les graphismes de ce western fantastique ont été réalisés en cel shading et le style rappelle les illustrations de Mike Mignola (le créateur de Hellboy), mais aussi celles de l’excellente bande dessinée Rédemption de Leif Tande. Mais attention, le jeu risque d’être frustrant pour certains, car lorsqu’on meurt, on doit recommencer la partie, ce qui peut devenir un peu redondant. Heureusement, nos actions précédentes – et leurs conséquences – restent en mémoire, ce qui permet de retrouver rapidement notre chemin, ainsi que les armes et les artefacts découverts dans les parties antérieures.


Raphaël Boivin-Fournier

VelociPastor (2019) de Brendan Steere

Le titre parle de lui-même, on n’a pas droit, avec ce film, à un chef-d’oeuvre de subtilité et de bon goût.

Après une attaque mystérieuse survenue lors d’un voyage en Chine, un prêtre se voit doter du terrible pouvoir de se transformer en dinosaure. Au départ effrayé, il se voit rapidement convaincu par une prostituée de se servir de ses nouvelles capacités pour combattre le crime et les ninjas…

Personnellement, je suis très preneur pour ce genre de concept assumé à fond. VelociPastor est un film sans budget, mais qui tient à sa prémisse en misant sur ses faiblesses et les transformer en forces. Les costumes sont horribles, mais tous les personnages sont à fond dans le délire ce qui rend le tout extrêmement drôle. De plus, le côté vieux film d’arts martiaux «direct to VHS» donne une couleur particulière au film. Ce n’est pas aussi drôle qu’un Samouraï Cop ou qu’un Hitman: le cobra parce qu’il s’agit d’une comédie intentionnelle, mais on arrive à un niveau qui s’en rapproche un peu. Avec les bons amis et dans les bonnes conditions, c’est clairement un bon moment.


Marc Boisclair

#Alive (2020) d’Il Cho

Ma suggestion horrifique du mois va pour #Alive, arrivé début septembre en exclusivité sur Netflix. Le cinéaste Il Cho réussit l’impossible de revitaliser le sous-genre zombie avec sa proposition où un jeune homme, cloîtré seul dans un immeuble à logements, doit survivre à une épidémie de morts-vivants. Le lien entre ces événements et ceux qui nous confinent présentement sur nos divans est plutôt ironique et à propos. Le scénario nous offre des personnages excessivement attachants et des moments de tensions forts réussis, emballés dans une mise en scène étonnement maîtrisée pour un premier long-métrage. Si on avait besoin d’un rappel, #Alive vient réaffirmer que la Corée possède certainement un don inné pour l’horreur et le thriller. À voir avant cette orgie de titres en vidéo sur demande qui nous arrive dès demain pour le mois de l’Halloween.

Rédacteur en chef

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.

Horreur Québec
?
Ce site Web récolte de l'information via Google Analytics. Cliquez ici pour vous exclure.
×