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Camille Monette, Roxane De Koninck et Keenan Poloncsak ont réussi à attirer une foule plutôt respectable vendredi dernier au Cinéma Dollar pour la première de leur dernier court-métrage de série B extrêmement gore Termitator. Pour l’occasion, une dizaine de films était projetée avec une thématique commune: du gore, du sang et des tripes, mais surtout une bande de chums portant un amour sans borne pour le genre, qui s’entraident tous mutuellement.

C’est donc devant un public conquis d’avance et plutôt impatient (la projection a commencé avec une heure de retard) que Termitator a ouvert le bal, tout juste après une série de bandes-annonces. Dans le film, quatre douchebags partent pour une fin de semaine de débauche dans les bois sans se douter qu’ils feront la rencontre d’un mutant humanoïde-blatoptère: le terrible Termitator!

À tour de rôle, les victimes se font donc décimer de façon plutôt hilarante — d’ailleurs très drôle de voir certains des acteurs, dont Steph Dumais de Bloody Gore Comix, dans des rôles aussi disjonctés et caricaturaux. Les actrices féminines sont particulièrement malmenées; on salue leur courage lors de certaines scènes de nudité ou à forte teneur en déjections.

Les effets spéciaux du film impressionnent et réussissent à faire grimacer (ou rire, selon le cas). Mention spéciale à cette scène d’ouverture, une version féminine de The Texas Chain Saw Massacre, moment complètement gratuit et surréaliste, dans l’esprit du cinéma trashAu final, c’est l’inventivité du trio, qu’on devine sans véritables moyens, que l’on retient. Un nouveau Bagman est né: il s’agit du Termitator!

Sleazy Pete de Frank Appache suivait, un film sélectionné au dernier Festival Fantasia dans le programme Les fantastiques week-ends du cinéma québécois (courts métrages). Basé sur la fausse bande-annonce Shepherd of Death, mais beaucoup plus abouti, le film nous renvoie directement à l’époque crasse grindhouse des années 70. On y suit Pete, un prêtre pour le moins orthodoxe, et son nouvel assistant dans les dédales d’une ville qui croule sous la violence et la débauche.

Encore ici, les effets chocs et dégoulinants sont à l’honneur. Les têtes sont écrasées (à l’aide d’un arrêt stop!) et les cervelles explosent au rythme des synthétiseurs démesurés. Les dialogues, riches en références religieuses et cigarettes au menthol, sont hilarants et le monde proto-apocalyptique présenté, rendu à merveille par les lieux et décors qui suintent le jus de poubelle, est ambitieux. Espérons voir une suite prochainement!

Également projetés lors de la soirée:

  • PRO-CAN (ibalizm) de Keenan Poloncsak, où une drogue appelée PRO-CAN transforme les gens en zombies cannibales. 
  • Lac Taureau, où une auto-stoppeuse fait la vie dure à un homme dans les bois, et Crucifix, où le sort du monde contre une armée de gobelins-vampires repose entre les mains d’un boxer, tout deux du cinéaste David Harrisson.
  • Néant moins, une création multi-sensorielle de Phil Gaumond.
  • Analimal Farm de Ben X et Mayan Chaleboa.

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