Victor Crowley: V pour Victor

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7.5

Dix ans après les événements du premier film, un groupe de jeunes décide de visiter dans le fameux marais de Victor Crowley. Ils comptent y tourner la fausse bande-annonce d’un film sur la vie du psychopathe, afin de trouver des fonds pour réaliser véritablement le long-métrage. Au même moment, un avion s’écrase dans le célèbre marécage. Ce dernier abrite le seul survivant de la tuerie originale et une équipe de télévision qui souhaitaient s’y rendre pour tourner un documentaire sur le défunt assassin. Voilà qu’un curieux événement va ressusciter le tueur à la hache, qui est plus en forme que jamais.

Quatre ans après le troisième opus, se voulant une sorte de chapitre final (tendance assez loufoque pour le slasher), nous avons enfin la chance de découvrir Victor Crowley. Dédiant son film aux défunts Wes Craven et Georges A. Romero, et exprimant à quel point ils avaient un rôle à jouer dans sa décision de revenir à sa franchise, Adam Green a su s’attirer une sympathie des plus solides du public. Des mauvaises langues y verront une publicité gratuite, mais les amateurs des trois premiers volets de sa série ne pourront que saluer ce retour.

Certes, le scénario est d’une grande simplicité et la réalisation ne semble avoir comme unique point d’ancrage de cacher les lacunes budgétaires. C’est comme si Green avait plus à cœur de dissimmiler son manque de capitaux, pour ses ambitions, que certaines déficiences de sa mise en scène. Le film perd d’ailleurs un peu de cadence lorsqu’on nous confronte à certaines scènes de dialogues dans l’avion.

Cela dit, l’une des grandes forces du long-métrage (comme pour les trois autres), c’est que non seulement le film assume ce qu’il est, mais il souligne aussi les clichés qu’il utilise. Le cinéaste donne bien le ton en offrant une mise en abyme parodique de lui-même. Il fut, jadis, ce cinéaste débutant qui monta un faux trailer pour subventionner son premier Hatchet. Son sens de l’humour est si irrésistible parce qu’il se moque de lui-même avant tout. Si certaines apparitions du psychopathe offrent de bons élans de tension, l’humour y tient une place de choix. L’introduction est si désopilante dans sa présentation trash du mariage qu’on peut presque y lire un moment anthologique.

Par ailleurs, Green devient une sorte de maître des clins d’œil. Les attaques sanglantes de son sadique deviennent parfois des réinterprétations provenant de classiques du genre. D’ailleurs, la distribution regorge d’acteurs qui ont laissé une certaine marque dans le monde de l’horreur. L’ensemble devient un joyeux réservoir de références. Étant lui-même accroc aux films d’épouvante, le réalisateur sait ce que veulent les spectateurs, notamment ceux qui adulent cette série. Ces derniers ne pourront qu’applaudir ce dernier chapitre qui, malgré ses imperfections, livre la marchandise jusqu’à son volte-face post-générique des plus jouissifs.

Si Parry Shen est toujours aussi amusant, les cinéphiles ne pourront que pouffer de rire devant la composition hilarante de Felissa Rose en agente opportuniste. Prêtant sa physionomie au monstre, Kane Hodder s’approprie plus que jamais ce boogeyman des temps modernes, endossant la facture parodique de ce substitut de Jason.

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