Channel zero candle cove critique

[Critique] «Channel Zero: Candle Cove»: la fée de dents

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2.5
Note Horreur Québec

Shudder s’inscrit définitivement parmi les incontournables de l’horreur. Alors que la plate-forme ajoutait la première saison de la série anthologique Channel Zero en août dernier, la seconde est lancée aujourd’hui-même, pour le plus grand plaisir des fans de creepypasta. En effet, chaque saison de la série créée par Nick Antosca (co-producteur de Hannibal), qui a débuté en 2016 sur SyFy, s’inspire d’une de ces légendes populaires fabriquées du web.

La première saison intitulée Candle Cove nous transporte dans une petite ville américaine où un psychologue pour enfant retourne après plusieurs années d’absence pour enquêter sur la disparition de son frère jumeau survenue alors qu’ils étaient jeunes. Tous les indices pointent vers une émission jeunesse clandestine diffusée à l’époque qui refait également surface.

Channel Zero Candle Cove posterEn plus d’Antosca, la série compte de gros noms à la production: Max Landis, fils de la légende; Don Mancini, créateur de la fameuse poupée; Craig William Macneill (Lizzie, The Boy), également à la réalisation, et j’en passe. Autant de grosses pointures qui auraient pourtant dû créer l’effet d’un bombe avec ces 6 épisodes, qu’on regarde pourtant plutôt difficilement.

Il faut avouer que le format était beaucoup trop long pour un scénario qu’on pourtant aurait pu dévorer en au moins la moitié moins d’épisodes et qui s’étire et s’étire… En plus du rythme lent et de scènes qui ne mènent nulle part, la narration fait souvent usage de détours en nous ramenant constamment dans l’enfance des jumeaux, mais le résultat s’avère plus confus que stimulant.

Les personnages sous-développés n’aident en rien à susciter l’intérêt. Alors que la plupart d’entre eux nous apparaissent comme anonymes et accessoires, le héros de l’histoire inspire peu la sympathie. Il faut dire que l’acteur Paul Schneider (Lars and the Real Girl) n’a pas un grand spectre d’émotions à jouer.

Channel Zero Candle Cove capture écran

Reste l’ambiance cauchemardesque résolument lugubre dans laquelle baigne la saison. Certaines images impliquant les marionettes de cette satanée émission pour enfants sont efficaces, surtout lorsque ces dernières s’invitent dans le monde «réel». Il y a également cette impressionnante créature recouverte de centaines de dents, qu’on aurait pu utiliser davantage, et l’artiste français Olivier de Sagazan qui s’amène aussi en fin de parcours avec des performances de son cru et dans le ton, mais plutôt gratuites. Un nom cool à avoir au générique.

Malgré une finale qui présente un concept plutôt intéressant, les épisodes manquent de mordant et finissent la plupart du temps en queues de poisson. Candle Cove est donc une première saison peu mémorable pour Channel Zero. On dit que la deuxième est nettement meilleure. Il faudra voir!

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