[Critique] Artik: de père en fils

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3.5
Note Horreur Québec

Un jeune homme torturé se lie d’amitié avec un garçon solitaire en qui il reconnaît certains traits de caractère qu’il adoptait lors de son enfance. Ce dernier, élevé par un couple de psychopathes dont le père veut en faire un meurtrier infaillible, devra faire un choix déchirant.

Maintenant offert en vidéo sur demande, Artik est le premier long-métrage du cinéaste Tom Botchii Skowronski, qui n’a certainement pas fini de faire parler de lui. La véritable surprise du film, c’est de constater à quel point il réussit chacune des pirouettes qu’il engendre en un court laps de temps de 75 minutes. Bien sûr, on aurait souhaité qu’on s’étende plus longuement sur chacun des thèmes, esquissés trop rapidement, mais il s’en dégage un délicieux discernement sur les écorchures de l’enfance et sur l’apprentissage de la violence.

Artik affiche filmAlternant adéquatement le drame et l’horreur le scénario se permet un détour métamorphique amusant à travers l’univers des bandes-dessinés et de l’exutoire que peut représenter les arts face à la violence. Superposé à l’innocence de l’enfance, le degré d’animosité auquel on nous soumet devient ahurissant par la suite.

La mise en scène génère une grande tension avec un minimum d’artifices durant la totalité du voyage, mais se termine sur un crescendo. L’acteur Jerry G. Angelo a composé ici un vilain à glacer le sang, alors que Chase Williamson (Victor Crowley) joue avec nuance son adversaire. À leurs côtés, le jeune Gavin White est tout aussi juste.

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