[Critique] Black Summer: le monde ordinaire face aux zombies

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Que se passerait-il si le monde devait faire face à une invasion de zombies en 2019? C’est probablement ce que se sont demandé les créateurs de Black Summer lorsqu’ils ont travaillé le concept de cette nouvelle série Netflix.

Black Summer se veut un prequel de la série Z Nation, dont les cinq saisons sont aussi disponibles sur Netflix, mais les deux séries n’ont que très peu de choses en commun.

Ici, on tente de nous proposer une héroïne à laquelle on peut s’identifier; une mère de famille prénommée Rose, interprétée par Jaime King (Sin City). Mais dès le départ, confrontée à un choix déchirant, cette femme va choisir de laisser partir son enfant plutôt que d’abandonner son mari dans une période de crise. Elle se greffera à d’autres personnages au fil de son périple dans l’espoir de retrouver sa fille. Mais la majorité du temps, elle ne fait que contempler le vide et ne trouve sa force qu’en maniant une arme à feu.

Black SummerAucun des personnages n’est vraiment développé tout au long des épisodes. On comprend que ce sont des gens ordinaires qui n’ont pas comme premier réflexe de s’armer ou d’attaquer les zombies. Ils se sauvent (parfois à quatre pattes), attendent, prennent des décisions plus ou moins intelligentes et ne savent pas du tout viser la tête. Cela aura peut-être comme effet de les rendre plus crédibles aux yeux de certains, mais aucun d’eux n’est aussi intéressant que Murphy, Roberta Warren ou 10K.

L’humour ayant été évacué pour donner un air plus sombre et sérieux à la série, plusieurs répliques deviennent carrément absurdes et passent moins bien. Étrangement, une blague de fellation dans Black Summer fait plus sourciller qu’une stripteaseuse zombie qui danse jusqu’à s’en arracher les bras dans Z Nation. Une scène que personne n’a oublié!

Les plans de caméra sont majoritairement réussis et dynamiques, mais le rythme est constamment interrompu. Pour une raison difficile à justifier, chaque épisode est coupé en courts segments présentés par des mots aussi pertinents et révélateurs que «chien», «merci», «oasis» ou «le sac». L’idée n’était pas mauvaise, mais c’est franchement exaspérant quand on nous présente un nouveau segment à chaque quatre ou cinq minutes… et oui, ça continue ainsi jusqu’à la toute fin.

Esthétiquement, Black Summer surpasse Z Nation, mais ses personnages et son humour nous manquent terriblement tout au long du visionnement. Au moins, vous ne les entendrez pas dire «I give you mercy» chaque fois qu’ils tuent un zombie.

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