offseason

[Critique] Offseason: un nuage de brume à couper au couteau

Le cinéaste américain Mickey Keating, entre autres connu pour les films d’horreur indépendants Pod, Psychopaths et Darling, est de retour cette année avec le titre Offseason, maintenant disponible en vidéo sur demande. Le projet qui nous emmène dans une petite ville insulaire inquiétante rassemble à la distribution une poignée d’acteurs et de réalisateurs qui gravitent dans le même cercle, à savoir Jocelin Donahue (The House of the Devil, Doctor Sleep), Joe Swanberg (You’re Next, The Sacrament) en plus de Jeremy Gardner (After Midnight) et Larry Fassenden (Wendigo), pour ne nommer que ceux-ci.

Marie a récemment perdu sa mère et reçoit maintenant une étrange lettre du cimetière de Long Beach Island, où cette dernière a été enterrée, la sommant de se présenter sur place suite au vandalisme de sa sépulture. En arrivant sur les lieux, Marie découvre qu'il s'agit de la dernière journée pour traverser sur l'île, alors que le pont la reliant au reste du monde se prépare à fermer pour la saison morte. Le mystère s'épaissit lorsqu'elle rencontre les habitants de la communauté et se retrouve coincée sur place.
Offseason affiche film

La réalisation d’Offseason rappelle inévitablement ce type de rêve étrange où l’on s’époumone à attirer l’attention d’un proche sans jamais y parvenir. Keating utilise à bon escient les paysages et le climat des lieux, maintenant beaucoup moins invitants que pendant la saison estivale, pour créer un monde quasi post-apocalyptique. L’intense brouillard qui recouvre la ville et ses boutiques maintenant désertées dans lesquelles notre héroïne doit se retrouver rappelle inévitablement ceux de Silent Hill (pensez l’Isle-aux-Coudres en mode Lovecraft) et installe une atmosphère lugubre au possible.

La trame sonore et ses moments plus fantomatiques aident aussi grandement l’ambiance, agrémentés par cette photographique qui s’amuse avec d’alarmants contrastes d’éclairages rouges. Et même si les scènes d’horreur n’atteignent pas la cible à tout coup (ce moment où le temps s’arrête dans le bar du patelin s’avère plus confus que vraiment effrayant), la production a au moins l’amabilité de nous épargner les jumps scares faciles et inutiles.

Autrement, en tant que cinéphiles, on apprécie certainement qu’une part de mystère demeure à la tombée du générique, mais certains éléments d’Offseason auraient tout de même mérités d’être un tantinet approfondis. On pense par exemple à la relation entre Marie et sa mère souffrante (Melora Walters, Magnolia), qu’on observe s’effriter lors d’une poignée de flashbacks, ou encore à la mythologie intrigante où les habitants de l’île auraient pactiser avec le Diable. Une scène présente une créature qui capte l’intérêt; une deuxième avant la finale aurait été bienvenue.

Donahue est convaincante dans le rôle principal, même si son personnage semble plutôt indifférent quant à sa récente perte. Dommage toutefois que son mari (le sous-utilisé Joe Swanberg) s’avère complètement inutile à l’intrigue. Mais même si Offseason se consomme rapidement, il s’agit d’une des nouveautés de l’hiver à ne pas négliger dans votre marathon de découvertes hebdomadaires.

Note des lecteurs0 Note
Points forts
L'ambiance lugubre très réussie
La trame sonore spectrale
La révélation finale
Points faibles
Certains aspects des personnages mal développés
Une intrigue qui nous garde un peu trop dans le brouillard
3
Note Horreur Québec
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