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[Critique] The 8th Night: melting-pot maléfique

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Note Horreur Québec

Netflix domine peut-être le monde du streaming, mais, sauf exception, et souvent sous forme de séries, on attend toujours une première production horrifique asiatique intéressante du diffuseur. Le thriller horrifique sud-coréen The 8th Night (La 8e Nuit), présenté en exclusivité à travers le monde ce vendredi, ne changera malheureusement pas la donne.

Le synopsis est si confus qu’on peine à formuler un résumé qui se tient. Disons simplement qu’un mal ancien est libéré et doit consommer sept âmes en autant de jours afin de prendre sa forme réelle et ravager le monde entier. Le jeune moine Chung-seok est envoyé à la recherche de Jin-soo (Lee Sung-min), ancien exorciste, qui pourrait réussir à freiner l’entité.

The 8th night affiche Netflix

The 8th Night entre-mêle traditions bouddhistes, meurtres, possessions, démons, fantômes et une pléthore de thèmes dans une vaste mythologie, pourtant développée en filigrane. Le mariage de policier et de fantastique qui réussit souvent au cinéma de genre coréen fonctionne pourtant bien; c’est plutôt au niveau du récit qu’on en perd son latin. C’est dommage parce que la réalisation est soignée, et le montage très dynamique réussit somme toute à faire passer ces longues deux heures.

Il faut toutefois admettre que la production fonctionne mieux dans ses passages humoristiques. La relation qui se développe entre le jeune moine (Nam Da-reum, attachant) et son alter ego plus âgé, une sorte de duo à la bon cop bad cop, propose les moments les mieux ficelés du film. En revanche, à part un ou deux visages déformés chocs (l’image en couverture), les scènes horrifiques ne construisent aucune tension — en plus des effets spéciaux parfois douteux — et celles qui auraient pu s’avérer plus juteuses côté gore sont carrément retranchées. La distribution comprend également Kim Yoo-Jeong, qu’on a entre autres pu voir dans les essentiels Chaser et Lady Vengeance du pays. L’actrice hérite toutefois d’un rôle assez accessoire au récit, qui aurait mieux fait, lui aussi, passer au tordeur.

Après les dénouements et la morale peu convaincantes que nous offre la finale, The 8th Night est un film avec trop d’idées qui aurait pu être davantage développé sous forme de série. Par chance, on n’y aura pas laissé une dizaine d’heures de notre vie.

The 8th Night | Official Trailer | Netflix

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