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[Critique] The Cellar: cave à vinaigre

The Cellar faisait son entrée chez Shudder le 15 avril dernier. Le scénariste, réalisateur et ingénieur de son Brendan Muldowney transforme ici son court-métrage The Ten Steps (2004) en un long, mettant en vedette Elisha Cuthbert, déjà initiée à l’horreur dans le remake de House of Wax (2005). Un film avec de bonnes intentions, mais qui ne pardonnent pas le produit fini.

Keira Woods (Cuthbert) et sa famille aménagent dans une nouvelle demeure. Dès le premier soir, sa fille disparaît lorsqu’elle descend à la cave pendant une panne d’électricité. Dans sa quête de la retrouver, Keira découvre que la maison est l’hôte d’une puissante entité maléfique qui ouvre la porte sur un monde parallèle. 
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Le film débute avec les prémisses connues: déménagement dans une nouvelle maison (sinistre et semi-meublée!), adolescente réfractaire au changement de décor, relation mère/fille houleuse… et une porte qui devrait rester fermée, mais qu’on ouvre quand même. Avec toutes ces cartes mises sur table, on s’attend à du déjà-vu peut-être «bonbon», mais divertissant.

Malheureusement, The Cellar rate l’occasion de nous raconter une bonne vieille histoire de maison hantée. Le contenant semble pourtant parfaitement adapté à la terreur, mais le manque d’attention au contenu est flagrant. Comme quoi transformer un court-métrage de 10 minutes en un film de 90 minutes s’avère un défi difficile à relever.

À nos premiers pas dans la maison, on est introduit à la pièce douteuse qui nous susurre à l’oreille que la menace gronde. Quinze minutes après le générique de début, la jeune fille disparaît de façon inexpliquée. S’en suit alors le classique casse-tête à mille morceaux pour la retrouver; une investigation qui, jusqu’au trois-quarts du film, semble n’intéresser que la mère puisque papa prétexte la fugue et petit frère semble peu ébranlé par les événements. Recherches Google, tentatives de décryptage, multiples (!) allers-retours en voiture, entretiens avec témoins et experts, la recherche de la vérité s’étire et s’allonge encore et encore au détriment de l’horreur impatiemment attendue.

Mis à part quelques petits sursauts, un brin de suspense et le fait que le réalisateur ait essayé de créer une ambiance sonore propice à l’effroi, The Cellar se perd dans ses longueurs, son illogisme, ses dialogues insipides et son jeu d’acteurs nonchalant. Avec sa finale en queue de poisson, on se dit que finalement, on aurait pu rester bien campés à l’étage et laisser faire notre détour dans la cave!

Note des lecteurs7 Notes
Points forts
Ambiance sonore
Points faibles
Jeu des acteurs plat
Longueurs longueurs longueurs
Illogisme dans l'histoire
1
Note Horreur Québec
Horreur Québec
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