THE DAY OF THE LORD NETFLIX

[Critique] The Day of the Lord: martyre de la foi

Note des lecteurs1 Note
3.5
Note Horreur Québec

Le padre Menéndez a été récemment libéré de prison; une sentence qu’il a dû purger à la suite de la mort d’un jeune garçon provoquée par un exorcisme particulièrement brutal. Tourmenté par d’affreux cauchemars et combattant un problème d’alcoolisme, le prête reçoit la visite d’un ami convaincu que sa fille est possédée. Menéndez accepte d’évaluer son cas et arrive rapidement à la même conclusion que le père de Raquel. Il séquestre alors la jeune fille dans le sous-sol de sa demeure et entame un rituel d’exorcisme, assisté du père.

The Day of the Lord (Menéndez: Le jour du Seigneur en version française) est une production Netflix d’origine mexicaine, réalisée par Santiago Alvarado Ilarri. Avec le nombre de films d’exorcisme disponibles sur le marché, il est difficile de se distinguer et de proposer une œuvre originale, mais ce dernier parvient rapidement à capter notre intérêt. Dès le départ, on s’interroge sur le bien-fondé des croyances de l’Homme de Dieu. En plus d’être hanté par son passé, le prêtre semble avoir une obsession malsaine pour les adolescentes. On se pose donc la question pendant une bonne partie du film: est-ce que Raquel est réellement possédée par le démon ou n’est-ce pas tout simplement une jeune femme en pleine puberté aimant provoquer son entourage?

The Day of the lord affiche NetflixLorsque Menéndez assomme l’adolescente et l’attache sur une chaise dans son sous-sol, l’ambiguïté atteint son comble, surtout que les méthodes du prêtre sont peu orthodoxes. Il ne se contente pas de réciter des passages de la Bible et de lancer de l’eau bénite. Au contraire, Menéndez torture littéralement la jeune femme à coups de poing américain et de clé à molette. Ajoutez à cela des décharges électriques et des ongles arrachés, The Day of the Lord prend carrément des allures de torture flick à partir de la moitié du récit.

Le parcours n’est pas sans faute, mais l’interprétation habitée des comédiens, la photographie léchée de Rocco Rodriguez et la réalisation élégante de Santiago Alvarado Ilarri ne peuvent faire autrement que de nous séduire. En plus des scènes de torture, l’unité de lieu – le long-métrage se passant presque exclusivement dans la maison de Menéndez – crée un sentiment anxiogène plutôt efficace.

Une fois le long-métrage terminé, on s’interroge: est-ce qu’une suite est prévue? Une question qui prend tout son sens lorsqu’on tient en compte du titre original, Menendez Parte 1: El día del Señor, et qu’on regarde le générique final, proposant une surprise aux spectateurs. À moins que ce soit qu’une petite blague? Possible, mais franchement, on ne serait pas mécontent qu’une suite nous soit proposée, le potentiel du personnage de Menéndez étant plutôt prometteur.

 

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